‹ Notre-Dame de ChartresChapitre 25 sur 92 · Mémoires sur Auxerre, par l’abbé Lebœuf · texte numérisé non relu

Mémoires sur Auxerre, par l’abbé Lebœuf

4. Histoire de la cathédrale de Saint-Brieuc, par l’abbé, Souchet.

Théophile du fond de son cloître, chantait cette brillante résurrection et disait à ses nombreux élèves : « Enflammez vosœœurs d’une ardeur plus grande encore. Ce qui manque dans la maison du Seigneur, venez le compléter dans l’effort de votr^ pensée... Qu’une âme fidèle voie la Passion de Notre- Seigneur représentée par le dessin, il est bien rare qu’elle ne soit pénétrée de componction et qu’elle n’élève ses yeux vers le ciel. .Courage donc, vous le voyez, l’homme par un travail assidu peut accomplir une tâche divine1. »

Pour connaître toute la délicatesse de l’art, il faut parcourir les parties les plus reculées, les plus inaccessibles des cathédrales. Elevez-vous dans ces déserts aériens où le couvreur ne se hasarde qu’en tremblant, vous rencontrerez souvent solitaire, sous l’œil de Dieu, aux coups d’un vent éternel, quelque ouvrage délicat, quelque chef-d’œuvre de sculpture2. Presque tous mariés et pères de familles plus nombreuses que les nôtres, les maçons, les imagiers et les peintres' verriers du temps passé recevaient de belles sommes comme le constate le Livre des miracles. Il paraît même que trois ans après l’incendie l’argent manqua et que

Ne- porent pas païer assez Li mestre de l’œuvre aus ouvriers.

Mais les dons abondèrent tellement ' que les ouvriers

Ovroient de volonté Car il âvoient bonne proie 3.

Les travaux tels que ceux des porches, du jubé et de certaines roses, exécutés à la suite d’un concours et sous la surveillance du maître de l’œuvre, étaient encore inspectés par

1. Essai des divers états, par Théophile, prêtre et moine, traduit par Charles ;de l’Escalopier.

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