U astrologue de la Beauce et du Perche, 1855, p
2. Notice sur les cloches, p. 13. L’église de Chartres, dès 1260, ne possédait pas moins de huit grosses cloches, parmi lesquelles on cite le gros bourdon nommé Marie, d’un poids considérable, donné par un archidiacre de Vendôme.
3. A cause de la couleur du bois dont elle est formée et du pilier auquel elle fut adossée après la destruction du jubé.
se voici cavée des seuls baisers des personnes dévotes et catholiques 1. » Les magistrats de la ville y viennent faire brûler le long cierge appelé la Chandelle du Tour , le Tour de cire, le Tour de ville. Ce cierge consistait dans un cierge de cire jaune, d’une longueur considérable, qui égalait, dit-on, l’enceinte muraillée de la ville et qui pesait quelquefois plus de 200 livres. Chaque jour Yattacheur de chandelles coupait un morceau de ce cierge roulé sur un cylindre en bois, l’allumait sur le chandelier de la ville et recevait, dès 1529,, la somme de 20 sous pour son salaire2.
M. Olier vint souvent à Chartres à pied, au milieu même de l’hiver. Il offrit les clés: dei son établissement à la bonnè Vierge, la conjurant de prendre possession de sa maison et de la bénir à jamais. Il offrit une robe précieuse brodée en or et pour perpétuer dans sa maison la dévotion à Notre-Dame de Chartres, il obtint des lettres d’association du chapitre de la cathédrale. Vie de M. Olier , par l’abbé Faillon. T. II, p. 196. Le pèlerinage de M. Olier donna lieu d’envoyer,' chaque année, pendant les vacances, deux séminaristes.
1. Parthénie, lre partie, p. 134. Après la destruction du jubé, cette statue fut adossée au pilier du transept qui lui faisait face jusqu’en juillet 1791. Placée dans l’endroit où les pèlerins la vénèrent, elle reçoit chaque jour les hommages des fidèles, surtout depuis son solennel couronnement au nom du Souverain Pontife, le 31 mai 1855.
2. Manuel du pèlerin, p. 116; Notice sur Notre-Dame de la Brèche, p. 21. La dernière présentation du Tour de ville eut lieu le 14 mars 1789. le premier cierge fut allumé par M. le duc de Doudeauville, récemment nommé gouverneur de Chartres auquel M. le Maire céda cet honneur, suivant un antique usage. Pendant la captivité du roi Jean, les bourgeois de Paris avaient fait vœu d’offrir tous les ans à Notre- Dame une bougie de la longueur de l’enceinte de la ville. Chaque année le corps municipal portait cette bougie en grande pompe à Notre- Dame. Elle était reçue par l’évêque et par les chanoines assemblés. En 1603 le prévôt des marchands remplaça cette bougie par une lampe en argent faite en forme de navire que la ville se chargea de voir allumée jour et nuit devant l’autel de la Vierge.