‹ Notre-Dame de ChartresChapitre 43 sur 92 · OU JEAN SANS PEUR A N.-D. DE CHARTRES · texte numérisé non relu

OU JEAN SANS PEUR A N.-D. DE CHARTRES

(9 mars 1409.)

« Et avoit un très bon fol qu’on disoit estre fol sage, lequel tantost alla acheter une paix d’église et la fit fourrer et disoit que c’estoit une paix fourrée et ainsi advint depuis. »

Juvénal des Ursins, Histoire de Charles VI, p. 198, in-folio, 1653, Paris.

Quoique fréquentée par de nobles personnages qui venaient en pèlerinage à Notre-Dame, la ville de Chartres voyait, à la fin du XIVe siècle, les belles plaines de la Beauce ravagées par les routiers et sa population décimée par la peste. Epuisée par des levées d’arbalétriers et par les ravages des pillards, elle rassemble cependant de valeureux citoyens et délivre la contrée des bandes d’aventuriers. Mais bientôt, Pierre de ,Craon, sire de la Ferté-Bernard, qui venait de fonder à Notre-Dame, « pour son salut et celui de son épouse, Jeanne de Châtillon, une messe à notes, à dire quotidiennement à l’héure de prime 1 », attente à la vie du brave connétable de Clisson, passe à Chartres, où il compromet gravement un bon chanoine et va se réfugier à la cour du duc de Bretagne.

Le cardinal de Bar apporte alors la croix et les saints évangiles. Le duc de Bourgogne, les princes d’Orléans, le duc de Berry, leur curateur, et les autres seigneurs du sang royal, jurent d’observer la volonté du roi. Chacun se retire,

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