‹ Notre-Dame de ChartresChapitre 52 sur 92 · Cérémonies observées au sacre ... p. 50 bis · texte numérisé non relu

Cérémonies observées au sacre ... p. 50 bis

pairs ecclésiastiques, en habits pontificaux, à gauche et sur une autre table, les pairs laïcs, revêtus de leurs habits portés au sacre. Au bas de l’estrade réservée au roi et à ces nobles seigneurs prennent place à une grande table les ambassadeurs, le chancelier, les chevaliers de l’Ordre et les principaux officiers de la courontie.

Le banquet terminé, au son des trompettes, des clairons et des hautbois, le roi se retire, précédé du maréchal de Matignon' portant devant lui l’épée royale « nue et droite ». Le soir, un magnifique banquet rassemble quelques seigneurs et des dames, parmi lesquelles on remarque Mme Catherine, sœur du roi, les princesses de Condé et de Conti et les duchesses de Nemours, de Retz et de Rohan. « Le souper finy, les grâces sont dictes en musique, comme le feu roy Henri III les faisoit dire 1. » Ainsi vont se briser aux pieds de la Vierge de Chartres le Protestantisme qui s’était flatté d’envahir le royaume et de monter sur le trône,, comme le Paganisme y avait expiré par la défaite des Normands et la conversion d’Hasting et de Roi Ion, comme y avait échoué encore par suite du traité de Brétigny l’invasion des Anglais qui nous eussent doté, deux siècles plus tard, de leur schisme et de leur hérésie2.

Henri IV revint le lendemain à la cathédrale et reçut le collier de l’Ordre du Saint-Esprit des mains de l’évêque de Chartres et quitta la ville quatre jours après. Le 22 mars, Paris lui ouvrit ses portes et le salua partout sur son passage.

Le 31 mai 1610, sur le soir, arrivait à Chartres le cœur de ce monarque, légué par testament aux Jésuites de la Flèche. La ville, consternée depuis quelques jours à la nouvelle de l’attentat qui plongeait le royaume dans une profonde douleur, reçut cette dépouille mortelle avec respect et la fit déposer dans l’église des Capucins pour y passer la nuit. Quel-

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