‹ Notre-Dame de la Fin des Terres de SoulacChapitre 20 sur 39 · ASS · texte numérisé non relu

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de saint Martin, de saint Benoît, quittèrent momentanément les rives de la Loire, et furent mises en sûreté dans les villes de l'Est.

Aucun pays n'était plus exposé que l’extrémité du Médoc aux ravages des hommes du Nord. Au Ix° siècle, quelle était sa physionomie topogra- phique? Cordouan tendait chaque jour à se séparer de plus en plus de la terre ferme; mais ce massif rocheux s’étendait au nord-ouest sur Pemplacement des mattes du Grand Banc, et formait encore une île considérable. L’anonyme de Ravenne, qui écrivait à cette époque, signale, parmi les îles de l'Océan, Cordano et Oya, Cordouan et Yeu. Au sud-est de Cordouan, la pointe de Grave formait une autre île, séparée elle-même du continent par le chenal ou détroit des Huttes. Enfin au sud le territoire de Soulac avec Lilhan constituait un troisième centre (1,

Il y avait une église en chacune de ces contrées maritimes. Un document curieux, tiré d’un manuscrit du xine siècle de la Bibliothèque nationale, nous atteste que Charles le Chauve se préoccupa de protéger contre les Normands ces trois positions importantes qui commandaient embouchure de la Gironde. Il mentionne les

(4) Nous devons cet aperçu topographique à l’obligeance d’un docte professeur du collège de Tivoli, M. Dutrait, qui prépare un ouvrage sur l’ancien Médoc.

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