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ville l’isola des courses de gens de guerre, et des luttes acharnées entre Français et Anglais qui durèrent tout un siècle. Les rois d'Angleterre l’envisagèrent tout d’abord comme un point de communication tout indiqué entre la Grande- Bretagne et leurs nouveaux États. Dès l’an 1174, Henri I confirma la basilique et le prieuré de Soulac dans tous les privilèges quileur avaient été conférés par les ducs d'Aquitaine; son fils le duc Richard réitéra cet acte de haute protection. La ville elle-même devint, à n’en pas douter, un port relativement important et considérable. Nous ne voulons rien exagérer; on trouvera plus bas quelques faits qui justifient notre assertion.
Les rôles gascons des années 1242 et 1248 nous apprennent que les princes anglais venaient débarquer et s’embarquer à Soulac. Plusieurs chartes sont commencées en cette ville, et terminées à Portsmouth. On trouve dans les environs de Grayan, commune limitrophe de Soulac, les vestiges d’un chemin que les paysans nomment encore lou cämin de l& reyna; on . montre même une pierre sur laquelle, dit la légende, fatiguée d’avoir chevauché, se serait assise la reine Éléonore de Guienne ().
Si la ville de Soulac, et généralement la contrée du Médoc, jouirent de la sécurité politique sous la
(1) Kérédan, ch. vi.
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D, domination anglaise, ils ; souffrirent en revanche 2 de la peste et de pluz\ sieurs fléaux. Ces coups terribles de la main de Dieu amenèrent en foule les populations médocaines sousles voûtes tutélaires de Notre- Dame de la Fin des Terres. C’est au comditi || mencement du xIv° siècle | i | qu’on rapporte l’origine du bn vo F vœu de Lesparre.
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