‹ Notre-Dame de la Fin des Terres de SoulacChapitre 6 sur 39 · US) FAR · texte numérisé non relu

US) FAR

De ce point partait un chenal dont on à retrouvé les traces, etqui, se développant sur une longueur d'au moins huit kilomètres, allait déboucher dans POcéan. De la sorte il y avait une partie nord qui se trouvait isolée du continent; et c'était là peut-être cette île d’Antros que Pomponius Méla signale à l'embouchure de la Gironde, et qui semblait flotter sur les eaux au flux et au reflux de la mer. Noviomagus aurait aligné ses comptoirs de commerce à l’extrémité du chenal qui formait vraisemblablement une petite baie. Au dessous de cette ville on rencontrait le mont de Lilhan et Lilhan lui-même, ancienne contrée aujourd’hui envahie par la mer .

Nous ne présentons pas ces données comme absolument certaines; elles ont la probabilité qui suffit en de pareilles matières. Est-il bien assuré que le massif rocheux de Cordouan tenait à la terre ferme? N'’était-il pas, au moins depuis les temps historiques, séparé par un détroit découvrant à marée basse? Le chenal, allant de l’anse des Huttes à l'Océan, n’était-il pas lui-même un autre détroit également peu profond? On peut former des conjectures dans un sens ou dans un autre. Ce qui paraît prouvé, c’est que le continent s’avançait beaucoup plus à l’est, et que les côtes océaniques étaient peuplées et commercçantes.

A) Navigabilité de la Gironde, p. 12-30.

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