‹ Notre-Dame de LourdesChapitre 115 sur 238 · LIVRE r.INOUlEME · texte numérisé non relu

LIVRE r.INOUlEME

En chacune de ses phrases, périphrases et paraphrases, il commençait par la piété et finissait par ladministration. Les prémices étaient d'un théologien, les conclusions étaient d'un préfet.

« M. le Préfet a montré aux Maires, » disait le surlendemain le journal de la Préfecture, u ce que les scènes qui s étaient produites avaient de regrettable, et quelle défaveur elles tendaient à jeter sur la Religion. 11 s'est appliqué surtout à leur faire comprendre que le fait de la création d'un oratoire à la Grotte, fait suffisamment canstitue' par le dépôt d'emblèmes religieux et de cierges, était une atteinte portée à l'Autorité ecclésiastique et civile^ une illégalité^ qu'il était du devoir de l'Administration de faire cesser, puisque , aux termes de la Loi, aucune chapelle publique ou oratoire ne peut être fondée sans l autorisation du Gouvernement^ sur l'avis de l'Évêque diocésain *. »

« Mes sentiments, » avait ajouté le dévot fonctionnaire, (( ne doivent être suspects à personne. Tout le « monde, dans ce département, connaît mon respect « profond pour la Religion. J'en ai donné , — je « crois, — assez de preuves, pour qu'il soit impjssi- « ble de mal interpréter mes intentions.

« Vous ne serez donc pas surpris d'apprendre, Mes- « sieurs, que j'ai donné l'ordre au Commissaire de « Police d'enlever et de transporter à la Mairie, où ils ; seront mis à la disposition de ceux qui les ont de- « posés, les objets placés dans la Grotte.

« J'ai prescrit, en outre, d'AKHÈTEu et de conduire « à Tarbes, ]}our y être traitées comme malades, aux H frais du Département, les personnes qui se diraient « visionnaires, et je ferai poursuivre, comme propaga-

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