‹ Notre-Dame de LourdesChapitre 116 sur 238 · Ère 'inqtmidc «lu 8 mai · texte numérisé non relu

Ère 'inqtmidc «lu 8 mai

222 NOTKh-UAME Dl' LOL'KDKS.

« leurs de fausses nouvelles., tous ceux qui auraient « contribué à mettre en circulation les bruits absur- « des que l'on fait courir'. »

Ceci se passait le 4 mai. C'est ainsi que le trèsreligieux Préfet inaugurait son mois de Marie.

Ces paroles furent accueillies par un enthousiasr? unanime, suivant le journal de la Préfecture.

La vérité est que les uns désapprouvèrent hautement la voie violente dans laquelle s'engageait l'Autorité, tandis que d'autres, appartenant à la secte des Libres Penseurs, s'imaginèrent que la main du Préfet allait suflire à enrayer brusquement la marche irrésistible des choses.

Au dehors, les philosophes et les savants se réjouissaient. LeLavedan, absolument silencieux depuis deux mois, terrassé qu'il était par l'évidence des ftiits, retrouva la parole pour entonner un dithyrambe préfectoral.

Immédiatement après son discours, le Chef du Département avait quitté la ville, laissant s'exécuter hors de sa présence ce qu'il avait ordonné.

Les mesures de M. le Préfet se complétaient l'une par l'autre. Par l'arrestation de Bernadette, il atteignait la cause ; par l'enlèvement des objets à la Grotte il atteignait l'effet. Si, comme c'était probable, ces ardentes populations, blessées dans la liberté de leurs croyances, dans leur droit de prier, dans leur religion, essayaient quelque résistance ou se lieraient à quelque désordre, l'escadron de cavalerie, mandé par dépêche,

\. Nous donnons ce discours d'après rfirlicle de YÈre im~ •pcriale, journal de la Préfecture, n" du 8 mai.

Page 1