‹ Notre-Dame de LourdesChapitre 170 sur 238 · Siècle du 30 août · texte numérisé non relu

Siècle du 30 août

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« pure, mais ils n'ont pas encore crié sur les toits qu'ils « font des Miracles*. »

Mais le plus curieux échantillon de la bonne foi de la Libre Pensée ou de sa sagacité d'examen en cette matière se trouve dans ce journal hollandais que nous avons nommé plus haut, et dont le grave récit fut reproduit par les journaux français. Voici comment cet ami des lumières éclairait le monde et racontait les événements :

(( Une nouvelle manifestation, destinée à réveiller et (( à alimenter l'ardeur des croyants pour le culte de la (( sainte Vierge, était imminente. Les délibérations des « Évéques sur ce point ont eu pour résultat la préce paration du fameux Miracle de Lourdes. On sait « que l'Évêque de Tarbes a nommé une Commisv sion chargée d'enquérir. Les soi-disant conclusions « du rapport de la Commission, qui se compose d'ec- « clésiastiques et de gens salariés par le Clergé, ont « été préparées dès longtemps avant la première « séance. La prétendue bergère Bernadette nest pas une v^ paysanne innocente^ mais une jeune bourgeoise très-cul- « tivée, très-rusée de caractère, et qui a passé plusieurs mois <( dans un cloître de nonnes^ où on lui a soufflé le rô.'e quelle (( devait jouer. Là, devant un petit nombre de compères^ on « a donné des représentations d'essai^ bien avant la scène u publique. Gomme on le voit, à cette comédie il ne « manquait rien, pas môme les répétitions. Si un jour (. il y a disette de dramaturges à Paris, on trouvera dans « le Clergé supérieur des personnes qui combleront au « mieux cette lacune. Du reste, la presse libérale a « tout ridiculisé de fond en comble, et il n'est pas im- « possible que le Clergé, dans son propre intérêt, ne

i . Siècle^ ibid.

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