Univers, août cl septembre, passim
« diilité populaire s'égarerait alors comme elle vou- « drait, l'Évèque ne pouvant être contraint par aucune « loi à prononcer sur un fait qu'il n'a pu connaître « et qu'on lui interdit mOme de connaître. .. Les enneu mis de la Superstition n'ont qu'une chose à faire : «< c'est d'instituer eux-mêmes une Commission, de « faire une contre-enquête et de publier le résultat, « dans le cas, bien entendu, où l'enquête épiscopale « conclurait au Miracle : car, si elle conclut que les (( faits sont faux ou qu'il y a illusion, tout sera dit. »
Avec une réserve véritablement admirable au milieu de l'animation des esprits, la presse catholique se refusa à se prononcer sur le fond même des événements. Elle ne voulut prématurcr en rien l'avis de la Commission épiscopale. Elle se borna à redresser les calomnies, les fables grossières, les sophismes, à maintenir la grande thèse historique du Surnaturel, et à revendiquer au nom de la raison les droits de l'examen et la liberté de la lumière. « Le fait de Lour- « des, » disait l'Univers, « n'est encore ni vérifié ni (( caractérisé. 11 peut y avoir là un Miracle, il peut n'y (( avoir qu'une illusion. C'est la décision de l'Évêque « qui tranchera le débat.
« Pour nous, nous croyons avoir répondu à tout ce (( qu'on a pu dire de sérieux ou seulement de spé- « cieux sur les affaires de Lourdes. Nous en resterons (• là. 11 ne convenait pas de laisser la presse entasser « autour de ces faits tout ce qu'elle peut inventer de (( mensonges; il ne conviendrait pas de donner la ré- « plique à la fécondité de ses dérisions. Les hommes « sages apprécieront la sagesse et la bonne foi de l'E- (( gUse; et, comme de coutume, après tout ce bruit, (( la Vérité se fera dans le monde son petit noyau « d'adhérents, pusilhis grcx, qui suffit cependant pour