LIVRE QUATRIÈME
journaux ne parlèrent, ni de Louis Bourriette, ni de Tenfant de Croisine Ducouts, ni de Biaise Maumus» ni de la veuve Crozat, ni de Marie Daube, ni de Bernarde Soubie, ni de Fabien Baron, ni de Jeanne Crassus, ni d'Auguste Bordes, ni de cent autres. Mais ils fabriquèrent perfidement une légende imaginaire, espérant la propager par la voie de la presse et la réfuter ensuite à leur aise.
Une telle assertion peut sembler étrange : aussi ne marchons-nous que preuves en mains.
« Ne vous étonnez pas, » disait le journal de la Préfecture, VÈre impériale, « s'il y a encore des gens qui « persistent à soutenir que la jeune fdle est prédesti- « née, et qu'elle est douée d'une puissance surnatua relie. Pour ces gens-là il est avéré :
« 1 " Qu'une colombe a plané avant-hier sur la tête « de l'enfant pendant le temps qu'a duré son extase ;
(( 2" Que la jeune fille a soufflé sur les yeux d'une « petite aveugle et lui a rendu la vue ;
« 3° Qu'elle a guéri un autre enfant dont le bras «I était paralysé ;
« 4" Enfin, qu'un paysan de la vallée de Campan « ayant déclaré qu'il n'était pas dupe de ces scènes « d'hallucination, la petite fdle avait obtenu dans la « soirée même que les péchés de ce paysan fussent « changés en serpents, lesquels serpents l'avaient dé- « voré, sans qu'on ait trouvé trace des membres de « l'irrévérencieux * . »
Quant aux vraies guérisons, quant aux faits miraculeux réellement constatés, quant au jaillissement de la Source, l'habile rédacteur se gardait bien d'en par-