‹ Notre-Dame de LourdesChapitre 99 sur 238 · Ère impmakj n° un ô niars · texte numérisé non relu

Ère impmakj n° un ô niars

ier. Avec un art non moins grand, il ne donnait aucun nom, afin d'éviter les démentis.

(( Voilà où nous en sommes, et où nous n'en serions « pas à Lourdes, si les parents de la jeune fille avaient « suivi le conseil des Médecins, qui les invitaient à en- « voyer la malade à l'Hospice*. »

Il est à remarquer que nul médecin jusque-là n'avait donné ce conseil. C'était un simple ballon d'essai, jeté parla feuille administrative.

Après avoir inventé ces fables, le pieux et judicieux écrivain s'alarmait au nom de la raison et de la foi :

« C'est là, » continuait-il , « l'opinion de tous les « gens raisonnables qui portent en eux les sentiments « de la vraie -piété ^ qui respectent et aiment sincèrement « la Religion^ qui regardent la manie des superstitions « comme très-dangereuse, et qui ont pour principe « qiCon ne doit admettre des faits au rang des Miracles « que lorsque V Eglise a prononcé. »

Cette foi dévote, cette génuflexion finale couronnaient dignement la diplomatie remarquable qui avait dicté ce travail. Ce sont là les formules ordinaires de tous ceux qui entendent réduire à l'étroite mesure de leurs petits systèmes la place qu'il plaît à Dieu de se faire en ce monde. Quant à la dernière affirmation, donnée comme un principe sur les faits miraculeux, est-il besoin de dire qu'ils s'imposent par eux-mêmes comme tous les faits, et qu'ils tirent leur caractère, non de l'Église, qui ne fait que les reconnaître, mais de Dieu même, dont la puissance les produit directement ? La décision de l'Église ne crée pas le Miracle, elle le constate ; et, sur l'autorité de son examen et de sa parole, les fidèles croient. Mais nulle loi, ni dans

4, Ihid.

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