‹ Notre Dame de ParisChapitre 63 sur 76 · CI. AT 11 K FRllI, LU · texte numérisé non relu

CI. AT 11 K FRllI, LU

Qu'avez-vous donc laiil qui vous attaclie à la vie?

Alil mille raisons. L'air, le ciel, le matin, le soir, le clair de lune, mes bons amis les truands, trois gros poèmes à terminer, que sais-je, moi? Et puis, j'ai le bonheur de passer toutes mes journées, du matin au soir, avec un homme de génie, qui est moi; et c'est fort agréable!

CLAUDE FBOLLO.

Tète à liiire un grelot! Eh! parle, cette vie, que lu te lais si charmante, qui te l'a conservée? A qui dois-tu de respirer cet air, de voir ce ciel, et de pouvoir encore amuser ton esprit d'alouette de billevesées et de folies? Sans elle où serais-tu? Tu veux donc qu'elle meure, elle par qui tu es vivant? qu'elle meure, cette créature belle, douce, adorable, nécessaire à la lumière du monde? Allons, un peu de pilié, tiringoire! .Sois généreux à ton tour; c'est elle qui a commencé.

Vous êtes pathétique, mon maître! — C'est une drôle d'idée que vous avez là! — Après tout, qui sait? peut-être ne me pendroul-ils pas? Quau<l ils me trouveront dans cette logettc, si grotesquemeut alîublé, en jupe et en coiffe, i)eul-ètre éclaleroul-i!s de rire. — Et puis, s'ils me pendent, eh bien, la corde, c'est une mort comme une autre! C'est une mort digne du sage qui a oscillé toute sa vie, une mort tout empreinte de pyrrhonisme et d'hésitation, (|ui tient le milieu entre le ciel et la terre, qui vous laisse en suspens. C'est une mort de philosophe. Il est magnifique de mourir comme on a vécu !

r.LMDK frdllo.

Ainsi, c'est convenu?

GRINGOIRE

Ah! ma foi! non. Être pendu! c'est Inqi absurde! Je ne veux pas. m «cioijiir « gran.N p«»)

CLAUDK l'ROLLO.

C'est bon! je te retrouverai.

GRI.NGOIRE, sarrétant, à pari

Haï ! il ne faut pas que ce diable d'homme me retrouve! (nevonant à Claude. Haut) Tenez, monsieur l'archidiacre, pas d'humeur entre vieux amis! Vous vous intéressez à cette fille, à ma femme, veux-jedire, c'est bien. Vous avez imaginé un stratagème pour la faire sortir sauve de Notre-Dame; mais voire moyen est extrêmement désagréable pour moi, Gringoire. Si j'en avais un autre, moi? Est-il absolument nécessaire que je sois pendu pour que vous soyez content?

C LA F DR FHOLLI), .ive,- imimticnri-.

lîuisseau de paroles! ([uel est ton moyen?

GRINGOIRE, cher.hanl.

Oui, c'est cela ! — Les truands sont de braves fils. — La tribu d'Egypte l'aime. — Ils se lèveront au premier mot. — Un coup de main. — La nuit. — Ou force les portes di; l'église... — C'est cela! A la faveur du désordre on l'enlèvera aisément. Dès demain soir.

CLAUDE FROLLO

La faire enlever, dis-tu? (A pari) Oui, je l'aurais ainsi en mon pouvoir. (Haui) J'accepte le moyen; j'approuve l'enlèvement. Écoulez, Gringoire. Quand les truands seront entrés, venez me trouver. J'ai la clef de la porte du cloilre. Je vous ferai sortir par là avec elle. Est-ce dit?

C'est dit. Je serai beaucoup plus en sûreté avec vous

qu'avec les truands. (Quaiimoao repaiall) CLAUDE FROLLO.

Quasiiiiiido!... Venez; je veux, cette fois, me passer

(le lui! ai iMllraine Gringoire |nr la paierie .lu fon.l.) GRINGOIRE, à i.arl

Oli! s'il pouvait aussi se passer de moi!

SGKNE III (jl'ASI.MODO, puis LA ES.MEHALDA.

1,1 II A s I .« 0 D 0 entre par la porle île Fcscalier. — Tristement, il lui-même.

Elle m'a dit: Amenez-le-moi, je vous aimerai. Puisque je ne l'amène pas, elle va me haïr!

LA E s M E a .\ L u A «oi l en courant île la logetle

Seul!

tJl'ASIilODO, la tète bone.

Je n'ai pas pu |iarvenir à le voir.

LA E s M E R A L D A .

Il fallait le Iroiivi'r, lattiMidre ! l'atleudre loiile la niiil ! Va-l'en !

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