‹ Notre Dame de ParisChapitre 72 sur 76 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

l,A SACHETTE, LA ESMERALDA, TRISTAN L'IIERMITE, LE BOURREAU, sergents d'armes.

TRISTAN

I.ii vit illr ! nous cherchons une sorcière ])our la iieiidie. Un nous a dit (|ue tu lavais.

LA SACHETTE

Ji' ne sais pas ce que vous voulez diii'.

TRISTAN

Ne va jas me mentir! Ou iii';i]i|iellr Tristan I'IIcmiiiile. Ou l'a donné une sorcièi-e à i,'aiiler. Qu'en as-lu

fail •

L\ SACHETTE

Si vous parlez d'une jeune (ille qu'on m'a accrocliée aux mains tout .'i l'heure, je vous dirai qu'elle m'a mordue et i|ue je lai hkliéi'. Voilà. Laissez-moi en repos.

TRISTAN

Elle s'est sauvée! Et par où a-l-elle |jris?

LA SACHETTE

Par la rue du Mouton, je pense.

TR ISTAN, jilnnt un coup a'iill sur In pince.

Non ; l:i cji.iiiie <le la rue est encore li'ndue.

LA SACHETTE

Ail ! je ciois qu'elle a passé l'eau, on eiïel.

Il n'y a pas là de bateau. Tête-Dieu! la vieille, tu mens! J'ai bonne envie de laisser là cette sorcière et de te prendre, toi. Un quart d'heure de question te tirera peut-être la vérité du gosier. Tu vas nous suivre.

LA SACHETTE, avec ayi<lilé.

Comme vous voudrez, monseigneur. Faites, faites. La question? Je veux bien. Emmenez-moi. Partons tout de suite. (Bas et Tite il la Esmerai la.) Pendant Ce temps tu te sauveras !

TRISTAN riant.

Mort Dieu! quel appétit de chevalet! — Allons! c'est vraiment une folle. Remettons-nous en quête. (ReBaniani vers la place.) Ail! des gens de l'ordonnance du roi; ils vont nous aider. Je ne dormirai pas que l'Égyptienne

ne soit pendue, (n sort avec les sergents daimes.)

LA SACHETTE, se tournant radieuse vers sa fllle.

Sauvée! tu es sauvée!

LA voix DE PHŒBUS, sur la place.

Non, monsieur le prévôt, non! ce n'est pas mon affaire, à moi, homme d'armes, de pendre les sorcières!

L A E s JI E R A L D A , c|ui s'est ilressi'e au premier mot de Pho-btts,

s élance .'i la lucarne.

Phu'bus! — A moi, mon Phœbus!

LA SACHETTE, la liiant violeuimcnt en arrière. Malheureuse! (eiIc se replace ;^ la lucarne, ses deui mains ap. imyic- il la picirc .le lenlablemcnt, comme deu.1 sriffes.)

TRIST.\N, rentrant i» grands pas.

Ah! ah! — La voilà ta sorcière, niaitre Torterue.

Prends-la.

LE nOLRREAl", sapproclinnl .le la lu.-arne.

Lailuelle, monseigneur? Latpielle faut-il prendre?

LE ROrUREAU.

La ji'une.

Madame...

LA SACHETTE .lune voix sourde el furieuse.

Que demandes-tu?

LK nOI'RRKAU.

Ce n'est pas vous, c'est l'autre.

LA SACHETTE

Quelle autre?

LE nOl'RREAU.

La jeune.

LA SACHETTE

Il n'y a personne ! il n'y a personne ! il n'y a jier-

TABLEAU XI. — LE PETIT SOULlKlt

LE BOUHHEAU.

Si ! VOUS le savez bien. Laissez-moi jneiulre la jeuno, Je ne veu.v pas vous faire de mal, à vous.

LA S.^CHETTE, avec un riiannmi>nl étrange.

Alil lu ne veux pas me faire de mal, l'i moi !

TRISTAN

Allons ! dépêche!

LK BOIRREAI'.

Monseigneur, par où entrer ?

TRISTAN

Par la poric.

Il n'y en a [las.

Par l;i fcnétie.

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