Const. sororum Ordinis Prædicatorum, c. xxx
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un frère de l’Ordre, dont l'office consistait à protéger la clôture, à en éloigner tous ceux qui ne pouvaient la franchir. Ce portier avait un compagnon, et huit serviteurs à bail, c’est-à-dire, trois tisserands, qui, de la laine filée par les sœurs, leur faisaient des vêtements, deux vivandiers « qui passaient dans les villas et châteaux pour acheter des œufs et des poules, afin de fournir leur pitance aux sœurs bien portantes et infirmes»; un berger qui paissait les moutons destinés à nourrir, dans linfirmerie, les sœurs âgées ou malades; deux jardiniers qui « devaient cultiver avec soin le jardin des sœurs 1 ». Il est très vraisemblable aussi qu’un sacristain assistait à tous les entretiens des sœurs avec les étrangers. Cependant, personne ne pouvait prendre ses repas à la porterie. Les frères dinaient et soupaient au réfectoire des frères ; les ouvriers avec les ouvriers. Mais, pour mieux garder la porte du monastère, ils couchaïent à la porterie.
L’hôtellerie du cloître hébergeait les parents des sœurs, leurs proches et leurs amies. Pierre Gui ordonna que le compagnon du portier des sœurs aurait toujours pour office de servir les personnes reçues à l’hôtellerie, s’il arrivait parfois que quelques parentes ou familières des sœurs y demeurassent pour diner ?.
Comme Pierre Gui ne dit rien sur ce fait que les hôtes des sœurs pourraient souper ou coucher à.