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Contre les infractions à cette loi du silence, on infligeait, au chapitre, des peines très sévères. Du reste, les sœurs avaient le culte du silence qui « nous rend capables de contempler, recueille J’âme, rassérène la conscience et dispose aux visites de la grâce. » C’était au point, d’après les * ! Chroniques, qu’elles se servaient de signes quand elles se demandaient des choses utiles ou nécessaires et « par l’usage qu’elles en avaient, elles s’entendaient fort bien ».
Rien ne pouvait leur faire rompre le « silence solennel ». Nous en trouvons, dans l’histoire du monastère, une preuve qui note, en même temps, la manière dont le Seigneur récompensa cette inviolable fidélité.
Dans la nuit du 8 mai 1399, en la fête de l’Appa- - rition de saint Michel archange sur le mont Gargan, le feu prit au dortoir des religieuses. N'ayant à leur disposition aucun moyen de l’éteindre, les sœurs se mirent en oraison, implorant silencieusement le ciel. Malgré le trouble bien concevable en pareille circonstance, devant cet incendie qui semblait devoir tout consumer, elles ne dirent pas un mot, ne poussèrent aucun cri. - Le secours divin ne tarda pas à se manifester. L'on aperçut une multitude d’angelots qui, sous les ordres de saint Michel, éteignirent promptement l'incendie. Ce fait arriva sous le priorat de sœur Raymonde Hugonne, et sous le provincialat du Père Adalbert. Pour en perpétuer le souvenir on fait mémoire des saints Anges aux laudes et