‹ Notre=Dame de ProuilleChapitre 29 sur 81 · CON · texte numérisé non relu

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vêpres du petit office de la sainte Vierge. Actuellement encore, on renouvelle chaque année, le 8 mai, la consécration du monastère à saint Michel et aux saints Anges. :

Il semble, d’après tout ce qui vient d’être dit, que la vie des moniales de Prouille, ne dut jamais franchir les doubles grilles de leur clôture et ne jamais rayonner au dehors. Et cependant, cette vie intense, qui remplissait le monastère, rayonnaït par la vieille coutume de la charité chrétienne.

Chaque jour, à la porte du monastère, les frères distribuaient des aliments et médicaments que la sœur « aumônière » faisait passer par le tour. En hiver, les sœurs envoyaient aux pauvres de la région de chauds vêtements confectionnés par elles. Dans les années de disette, les aumônes habituelles s’accroissaient et répondaient aux moindres besoins. Le monastère mérita de la sorte d’être appelé «la providence du pays, le refuge des pauvres et des affligés, l’asile assuré de toutes les souffrances. »

Le soir, les moniales, ayant accompli leur tâche quotidienne, revenaient au chœur, et, pendant l’oraison vespérale, se remettaient plus explicitement en face de Dieu, et Dieu payait ses filles suivant le prix convenu, c’est-à-dire, en se donnant à elles avec sa libéralité divine.

Après la collation, on retournait au chœur pour chanter les complies toujours suivies de la procession du Salve Regina, et Sainte-Marie de Prouille — la Vierge du Rosaire — bénissait ses filles qui

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