‹ Notre=Dame de ProuilleChapitre 33 sur 81 · VASTES · texte numérisé non relu

VASTES

| saints Anges tutélaires, et converser familièrement, chacune avec le sien, lorsqu'elles priaient dans cette chapelle. »

. « Au monastère de Prouille, dit Souèges 1, mourut la vénérable M. Élisabeth de Vignères, vierge d’une si grande pureté qu’elle mérita de voir son saint Ange gardien qui lui apparaissait souvent pour l’entretenir des délices du ciel. Elle eut une sœur du même nom... On les voit peintes dans une chapelle du Rosaire avec des éloges qui témoignent de la haute réputation de sainteté qu’elles s'étaient acquise. »

Dans cette chapelle du cloître se trouvait un grand crucifix de bois attribué à saint Dominique. On y disait souvent la messe; chaque jour les novices y chantaient les antiennes Gaudes à la très sainte Vierge et y récitaient son petit office.

«Où les novices vont chanter journellement les Gaudes et y dire le petit office de Notre-Dame... Dans ceste chapelle autrefois se disait messe bien souvent à cause de la dévotion des anciennes religieuses, d’autañt qu’en celle-ci il y a un grand crucifix de boys qui a fait de tout temps beau-

coup de miracles ?. »

« Aussi, dit J. de Réchac*, elles ne se contentent pas d’avoir leur église dédiée à Notre-Dame, elles ont encore une chapelle dédiée à Notre-Dame du Rosaire, où, de tout temps les sœurs novices allaient dire les antiennes que l’on appelle Gaudes,

4, 2, 3. Loc. cit., cf. Pièces justificatives.

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de la très sainte Vierge et son office. Les religieuses fréquentent fort cette chapelle, tant à cause du titre qu’elle porte, qu’à cause d’un ancien crucifix que notre Père saint Dominique a fait faire, et lequel opère de grands miracles. »

Percin ? dit que «les Sœurs de Vignères virent leurs anges qui se tenaient près d’elles aux pieds d’un crucifix devant lequel ‘se sont accomplis beaucoup de miracles : dum tunc temporis orarent in quodam sacello, viderunt duos angelos juxta se stantes ad pedes imaginis Christi, ad quam plurima patrata miracula fuerunt. »

La Mère de Bellegarde ? écrit dans ses Mémoires : « Autrefois on avait coutume d’y dire souvent la messe, à cause de la grande dévotion des anciennes religieuses; parce que, dans cette chapelle, il y avait un grand crucifix de bois et qui est aujourd’hui dans lé chœur des sœurs converses, près de la porte du dehors, qui faisait de temps en temps des miracles. » :

Ces témoignages d’auteurs indépendants les uns des autres, qui ont puisé à la même source, dont deux au moins, dans leur visite au monastère de Prouille, ont vu la chapelle du cloître; qui, tous, en relèvent les caractères liturgiques, font de l’existence de celle-ci un point d'histoire incontestable.

Il y avait donc à Prouille une chapelle dite du cloître où l’on disait souvent la messe, que novices

4, 2. Loc. cit., cf. Pièces justificatives.

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