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ront se rendre dans leur famille, mais pas plus de six mois chaque année. » (12 à 13.)
« Les dames professes feront les trois vœux solennels, et cette profession les rendra incapables des effets civils; jouiront d’une pension de 900 livres; pourront avoir une femme de chambre. Deux d’entre elles seront assistantes de l’Abbesse. Une professe sera chargée du noviciat, et y sera assistée de deux agrégées. Une autre tiendra le pensionnat, et y sera assistée de quatre agrégées des plus anciennes. Le chapitre de la communauté se composera des douze professes et de douze agrégées des plus anciennes. Les décisions y seront prises à la pluralité des voix, et, dans le cas d’égalité, l’abbesse aura voix prépondérante. » (23-32.)
« La maison continuera d’être conduite par des Jacobins ressortissant, comme par le passé, du Général de l'Ordre. » (32.) Ils seront dix, avec pour chacun, une pension de 600 livres. (33.) Ils pourvoieront à la direction spirituelle des habitantes du monastère, avec, cependant, la faculté pour celles-ci de s’adresser à un prêtre séculier approuvé dans le diocèse. (34.) Un syndic, nommé par le chapitre, administrera les biens du couvent. (36, 37.) On ne recevra de professes qu'après que le nombre actuel sera réduit à 24. (44.)
Pour apprécier à sa juste valeur ce projet, recourons à un mémoire écrit en juillet 1769, et . imprimé ensuite. Il donne la note exacte, du point ! de vue canonique et religieux. |
« Le monastère de Prouille, situé en Languedoc,
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dans le diocèse de Saint-Papoul, est le premier de la fondation de l’Ordre de saint Dominique, et ‘a le bonheur de s’être maintenu dans une exacte observance de la Règle sans aucune mitigation. On n’y reçoit que des filles de condition; on les y reçoit gratuitement depuis quelques années que le temporel y est mieux administré; et lorsque les bâtiments réguliers, qu’on y fait, seront finis, on pourra y recevoir de même au moins quarante religieuses.
« Il y a actuellement un pensionnat où, les demoiselles sont très bien élevées. *
« Quelques personnes puissantes et accréditées ont néanmoins formé le projet de détruire ce monastère, et ont; obtenu à cet effet une défense d’y recevoir des novices, on veut y substituer un chapitre noble de chanoiïinesses ou une communauté qui n’en différerait que de nom, et qui serait un composé bizarre et unique dans son espèce, de quelques religieuses qui feraient des vœux et d’un beaucoup plus grand nombre de
dames qui n’en feraient pas et qu’on nommerait :
agrégées.
« Ces dernières jouiraient de grosses pensions, auraient la liberté toute leur vie de prendre une autre état, d’aller passer chez leurs parents ou
chez leurs amis six mois de l’année, et de revenir.
ensuite dans le monastère.
« Les dames de Prouille, remplies d’amour et de respect pour leur état, ont témoigné la plus
‘grande répugnance contre ces projets et les plus
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