‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 142 sur 295 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

ges étaient environ treize arpents à i'onest de la pointe Saint-Joseph.

C'est ce qu'on a appelé la Coste Saint-François- Xavier, on le Grand S.-François-Xavier, où fut bâti le fort de ce nom souvent mentionné dans le Journal des Jésuites (1) et plus encore dans les actes des notaires de l'époque. Il était situé, d'après le témoignage de la mère de l'Incarnation (2), à un quart de lieue de celui de Sillery. Le pins ancien document qui en fasse mention est un acte d'Audouart, du vingt septembre 1654, où Julien Quantin cède à Etienne de Nevers la terre qu'il avait acquise de Jean Le Mire, " avec le droit qu'il avait .' de rester dans le fort construit entre le Cap-Rouge et " Sillery." (3) L'acte de cession que " Marie Gauchet, veuve de noble homme Jean Dupont, en son vivant président du grenier à sel de Vervins, " consent à Jean Desbordes est " fait et passé le dix-sept octobre 1656 au fort " Saint-François-Xavier." En 1657 (4), Gilles Pinel et Mathurin Trut, en 1658 (5), Pierre Dubois-More!, en

Jean Le Mire, Nicolas Patenotre, Mathurin Trut, Nicolas Pinel, etc. Seule Marie Gauchet, veuve de noble homme Jean Dupont, voisine de Jean Jobin, avait trente arpents de profondeur. — -Sa voisine, Madeleine Pénart, dame De L,isle, avait trois arpents de front sur vingt de profondeur. Pour Nicolas Pelletier il faut tenir compte de l'acte du 10 mars 1660 où il est dit qu'il avait cinquante arpents d^ terre " bornés d'un bout au fleuve et de l'autre à la rout^ de Québec au Cap-Rouge." Cette route n'était pas, à Sillery, très éloignée du fleuve, et par conséquent la terre de Nicolas Pelletier devait avoir plus que deux arpents de front.

1 290CL. 165s, XUV, p. riS ; 5 juin, 1659, XLV, p. 96; 1662, XLVII, p. 276.

2 Lettre, II. 269.

3 Audouart, date citée.

4 fbid., 15 juin et 28 juillet.

5 fbid., 22 septembre.

1660 ('), Adrien Violette ou La Violette sont qualil " habitants du fort Saint-Xavier."

Sans vouloir déterminer, à une toisî près, le site de ce fort, simple palissade en bois suis doute, puisque la carte si détaillée de 1688 n'en a conservé aucune trace, on peut, à l'aide de ces données, l'indiquer d'une manière approximative.

La terre de Le Mire était la douzième à l'oi des Hospitalières, partant à un peu plus d'un mille en haut de la pointe Saint-Joseph. Etienne de Nevers La vendit le dix-sept juillet 1667 (2) à Jean Routier dont les descendants la possèdent encore.

Mathurin Trut en était voisin à l'ouest, (3) et Gilles Pinel à l'est. (4) Pierre Dubois- Morel au contraire était beaucoup plus près de Sillery, pour avoir acheté (5) la concession de Madeleine Pénart, Dame De Lisle, qui n'eu était éloignée que d'environ dix-huit arpents. <6)

La Violette (7) mérite une attention particulière

1 Ibid ., 23 mars.

2 Greffe de G. Ra^eot, date citée.

3 Greffe de Godet, 16 et 23 janvier, 1652.

4 II avait acquis la terre de Nicolas Patenotre. — (Audouart. 29 nov. 1656.

5 Audouart, 17 oct. 1656. On ne voit pas dans cet acte (vente de la dame Dupont à Desbordes), quand Dubois-Morel acquit la concession De Lisle, mais il en est présenté comme propriétaire à et date. Dans le cadastre de 16S5, cette terre est sous le nom de Dubois.

6 Voici, de l'est à l'ouest, les autres concessionnaires : [° L'Hôtel-Dieu, 2e Nicolas Pelletier, 30 Thomas Huv.it. .1 ~ Nicolas Goupil, 5 e Jean Jobin, 6° I„a veuve Dupont, 7 e la dame De I.isle, 8e Gilles Hénart, 9° Claude Charland dit Francœur, 10e Pierre V.

Cet ordre est absolument certain puisque les actes des notailient toujours les voisins de chaque côté.

7 Probablement le même qui fut arquebuse \t 11 oct. 1661 -, vente de boissons enivrantes aux sauvages. — Journal, NI.VI. p.

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