‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 143 sur 295 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈMR · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈMR

d'abord parce que la terre qu'il acquit de Dubois-Morel, le vingt-trois mars 1660, était proche du dit xort Saint* Xavier, (0 et surtout parce qu'elle avait appartenu à Ma. thurin Franchetot, (2) que nous verrons plus loin partager l'infortune du P. Poncet enlevé par les Iroquois en

Où était cette terre ? En 1661, le vingt-six juin, François Bouclier cède à François Touraillon une terre sise entre celles de Claude Gharland et d' Adrien Violette. (3) Or Charlaud avait pour voisin d'un côté, à l'ouest, Pierre Masse et de l'autre Gilles Hénart qui le séparait de la dame De Lisle. U)

La terre de deux arpents de front, vendue par Bouclier à Touraillon en 1661, n'était autre que celle concédée naguère à Gilles Hénart. (5) Et la terre de Violette qui n'avait qu'un arpent et demi de front était une moitié de celle de la dame De Lisle. (6)

1 Audouart, date citée,

2 Ibid.

3 Audouart, date citée.

4 Greffe de Godet, 23 janvier et 27 janv., 1652. Pierre Masse avait aussi sa terre depuis 1652. Godet.

5 En 1666, Gilles Hénart (ou Esnard) était à Charlesbourg où il fait son testament par-devant P. D-uquet. Greffe Duquet, 12 sept.,

6 Cependant cela ne va pas sans quelque difficulté, vu que la dame De Lisle avait reçu sa concession de trois arpents de front sur vingt de profondeur en 1652 (Godet), et qu'on en trouve Dubois-Morel propriétaire en 1656. De titre de l'achat que Franchetot aurait fait d'une moitié de cette propriété, après avoir vendu en 1651 (Audouart, 19 nov. ) à Christophe Crevier, l'habitation qu'il avait à la rivière vSaint- Charles, a échappé à nos recherches. Un acte du 7 mars 1659 (Audouart) n'est pas pour diminuer l'embarras. Dubois-Mcrel achète des héritiers de feu Mathurin Franchetot un arpent et demi de terre que le dit Franchetot avait acquis le 13 février 1656 de Jean Chesnier qui en

De là nous concluons que le fort Saint-Xavier était ou sur la terre de La Violette qui retourna plus tard à Dubois-Morel (]), ou sur celle de Charland dit Francœur, réunie ensuite à la concession de Pierre Masse. (2) Et cette conclusion est confirmée par un acte d'Audouart, du vingt-quatre septembre 1662, où Charland, qui avait alors transporté ses pénates à l'Ile d'Orléans, " cède à M Pierre Pluchon et garantit de tout trouble, sauf l'inva- " sion des Iroquois (3), une concession sise au fort Saint- '* François-Xavier.7' (4)

Il est à noter en passant que le fort Saint-Xavier n'était destiné qu'aux Française) et que Mgr de Laval y trouva une trentaine de familles en 1661. (6)

avait obtenu la concession le 10 avril 1654. Or en 1656 il y avait troi^ans que Franchetot avait été brûlé par les Iroquois (Rctat. 1653, p. 13. 14, — récit du P. Poncet lui-même). Nous croyons pouvoir ne tenir aucun compte de cet acte dont les données sont si manifestement erronées.

1 Cadastre de 1685. — Peut-être à la mort de La Violette en 1661.

2 , Cadastre de 1685.

3 L'expression est à remarquer.

4 Cet acte pourrait créer une difficulté, parce que cette concession y est bornée d'un côté à Frs Boucher et de l'autre à Gilles Pinel. Par bonheur, Audouart se corrige lui-même, sans le vouloir, en renvoyant à l'acte de la concession primitive du P. Dequen à Charland, le 23 janvier, 1652. Nous r.vons cet acte qui donne pour voisins, d'un côté, Gilles Hénart et de l'autre Pierre Masse. D'après Audouart, 29 nov., 1656, Gilles Pinel acquit la terre de Nicolas Patenotre sise plusieurs arpents à l'ouest de celle de Charland.

5 " C'est pour cela — faire promptement peupler les terres de " Sillery — qu'ils — les Jésuites — ont fait bastir deux forts avec degran- " des dépenses, l'un pour les Français et l'autre pour les Algonquins." Doc. de 1664, aux archives du Sém. de Québec. On y reviendra ptaf tard.

6 Informiiio de statu Ecclesùe N. f . 21 oct., 1661, Mand. des Kv. de Québec, I. 35.

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