‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 179 sur 295 · CHAPITRE VINGT ET UNIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT ET UNIEME

Par ordre d'ancienneté viendrait ensuite François Boucher, originaire du Perche et fils de Marin Boucher et de Julienne Barry, de Saint-Langy, évêché de Mortagne. Il avait épousé en 1641 Florence, fille de Pierre Gareman, et leur troisième enfant, Pierre, fut baptisé à Sillery le vingt-neuf septembre 1648.

Il faut mettre dans le même temps, et peut-être auparavantjean Dumetz, (0 dont le nom ne manque pas d'une certaine notoriété. Ce colon n'apparaît pas au liber haptisatorum avant 1663 et s'y retrouve ensuite plusieurs fois jusqu'en 1677. ^2^ H demeurait alors à la côte de Lauzon, où il s'était fait concéder, au mois d'octobre 1666, une terre voisine de celle d'Bustache Lambert, juste en face de Sillery. (3) Ce n'était qu'un tour de canot que d'y apporter ses enfants au baptême.

Au reste des liens étroits le rattachaient à ces lieux dont il avait été un des premiers habitants. Avant 1650, à une date qu'il a été impossible de préciser, il avait obtenu une concession de cinquante arpents environ sur le bord du fleuve, dans ce qui devint ensuite la seigneurie de

1666, et que le cadastre de 1685 nous présente sous le nom de Masse précisément la même concession, agrandie de celle de Charland.

1 Ou Dumay.

2 Pierre, baptisé par le P. Bailloquet, le 8 oct. 1663 : parrain Pierre Chappau. — Eustache, par le P. Nouvel, le 30 août 1665 ; parrain Eustache Lambert . — René, 14 août, 1667, parle P. Richard ; parrain René Le Duc. — Jean, 13 juin 1677, par le P. Vaultier ; parrain Abraham Métot. La femme de Jean Dumetz s'appelait Jeanne Redié.

3 Voir Hist. de la seigneurie de Lauzon, I, 143, 292. René Leduc, Eustache Lambert, Abraham Metot étaient des habitants de Lauzon. Ibid . 292. On voit là que plusieurs habitants de Sillery avaient des terres à la côte de Lauzon : Chs Gautier dit Boisverdun, Etienne de Nevers, etc. Etienne Dumetz obtint aussi une concession de cent vingt arpents près d'Eustache Lambert, et de même Jean Maigneron» Audouart 13 et 14 nov. 1660.

Gaudarville, s'y était bâti une maison et avait commencé des défrichements.

Grâce à Audouart, nous savons d'une manière précise que cette terre (l) était à mi-distance entre la seigneurie de Sillery et la rivière du Cap-Rouge.

C'était un poste extrêmement dangereux, où nous avons déjà vu les Iroquois faire de nombreuses victimes. C'est sans doute la raison qui détermina Jean Dumetz à l'abandonner vers 1649 ou I^5°- Toujours est-il que, le vingt-cinq février 1651, (2) sur la requête du curé et des marguilliers de Québec, la terre et la maison de Jean Dumetz, retombées dans le domaine de la Compagnie de la Nouvelle-France, furent données à la fabrique. Et celle-ci, le cinq février suivant, les concéda à Charles Gautier dit Boisverdun, moyennant une rente foncière perpétuelle de vingt-cinq livres, payable à Noël chaque année.

Boisverdun prit possession, le quatorze février, en présence de Nicolas Colson, huissier, d'Antoine Martin dit Montpellier et de Charles Sevestre, marguillier de Québec. C'est dans ce dernier acte qu'on voit qu'il y avait environ deux ou trois arpents de terre défrichée sur la concession de Dumetz. La maison y est décrite, " mesurant trente-trois pieds de longueur sur dix-huit de u largeur, ayant une chambre, un caveau, une cheminée, " un grenier, d'un bout un four à cuire le pain et de " l'autre deux cabanes (3) séparées par une cloison, ;.\ ik portes et fenêtres munies de fermetures." (4)

1 Actes du 25 janvier, 5 février, 14 février, 1651.

2 Greffe d' Audouart.

3 Chambres. On voit la vénérable .M. del'Incarnation employer en ce sens le mot cabane : " L'extrémité des chaml

en cabanes faites d'aïs de pin . . .." Lettres x I, j Audouart, aux dates cité

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