CHAPITRE VINGT ET UNIÈME
son district. (0 Ce n'est qu'à la fin de novembre qu'il fit sa soumission et encore alla-t-il faire baptiser à Québec cet enfant qui reçut le nom de Michel.
Charles Gautier dit Boisverdun n'arriva à Sainte Foy qu^en 165 1, quand il obtint de la fabrique de Québec la terre de Jean Dumetz. Bien que la plupart de ses enfants aient été baptisés à Québec, il résidait ici, si l'on s'en rapporte aux recensements de 1667 et de 1681, et il y mourut en 1703. Sa fenrme s'appelait Catherine Le Camus. Il eut neuf filles. Pas de fils pour perpétuer son nom : Louis Gautier, sieur de la Pigeonnière, premier capitaine du détachement des milices de Sainte-Foy, mort en 1757, hérita de la terre de Boisverdun, dont il était sans doute parent, et la laissa par testament aux deux frères, Michel et Louis-François Hamel. Ce dernier, au mois d'avril 1765, sur son lit de mort, légua les deux arpents du côté de l'ouest, bornés à Jean Huppé dit Lagroix et qui constituaient sa part, à la fabrique de Sainte- Foy,(2) qui les possède encore et fait célébrer chaque
1 Mandements des év., de Québec, I, 104, s. ; Hist, de Lauzon, I, 304, ss.
Nous avons indiqué comme cause de la conduite de Jean Dumetz l'éloignement de l'église de Saint-Joseph. Bien que ce ne soit pas en toutes lettres dans les documents, cela ressort des circonstances et aussi un peu de l'ordonnance de l'évêque qui lui enjoint de porter son enfant " à l'église de Saint-Joseph de son district. '
2 Documents aux archives de la fabrique de Sainte-Foy. Un arpentage d'Ignace Plamondon, 4 juillet 1765, nous apprend ces détails. L'arpenteur tire les lignes et partage la propriété en deux parts de deux arpents chacune, puis deux morceaux de papier sont jetés dans un chapeau et un enfant tire au sort. La partie de l'ouest, no 368 du cadastre, échoit à la fabrique et l'autre, nos 366, 367, reste à Michel Hamel. Voir cette pièce curieuse à l'appendice, XIX. — Le no 366 appartenait en 1876 à Louis Hamel, et le no 367 à W. W. Scott,
année, en reconnaissance, une messe pour le défunt et les membres de sa famille.
Nicolas Pinel, bien que venu en ce pays en 1645. comme on a dit, ne semble pas avoir obtenu sa concession de Gaudarville avant 1651, puisqu'en 1650 il était fermier de Monceaux. Il mourut à l'Hôtel-Dieu en 1655 d'une blessure' d'arquebuse (1), et en 1659 sa veuve épousa à Québec André Renault. (2) Ses enfants, Pierre, Marin et Gilles, restèrent plusieurs années à Sainte-Foy.
Pour André Renault, il ne dut s'établir à Gaudarville qu'à la fin de 1653, ou au commencement de 1654, vu que la première mention qui en sait faite est dans la convention du dix-neuf avril 1654, dont on a parlé. Il acquit probablement une partie de la terre de Guillaume de Boysse, qu'on trouve tout entière entre ses mains, lors de l'aveu et dénombrement de Gaudarville, le deux janvier 1668. Il épousa en 1659 Madeleine Marault, veuve de Nicolas Pinel. Par le contrat de mariage, passé par-
de Québec, qui avait eu outre les nos 363 et 265, la plus belle partie des terres de Mézeré et de Frs Boucher.
Le testament de Louis-Frs. Hamel, fut fait p ir le notaire Sanguine!. M . Borel était alors curé. Le fond de la terre appartenait à la fabrique, mais le bois au curé seulement.
Dans le testament il n'est question que de deux arpents, bornés à l'ouest à Jean Lagroix et à l'est à Jean Gargnaud (Garneau). Une partie delà propriété avait peut-être été vendue ou affermée à ce dernier.— Lagroix, comme on dit plus loin, avait alors, depuis un demi siècle, la terre de Lapromenade.
Louis Gauthier avait une autre terre désignée sous le nom de Lapissonniète^ " dans le cadastre de 1685.
1 "Le 28 septembre 1655 fut enterré au cimetière Nicolas Pinel "mort à l'hôpital de blessure d'une arquebuse. Il receut tous
" sacrements." Rég., de N. D. de Québec .
2 Madeleine Marauld, OU Marault. OU Maraude. Tanguav doi Marauda. Mous avons adopté l'orthographe Marault. que HOUS ai
le plus souvent rencontrée. — Audouart. 22 janv., 1659.