CHAPITRE VINGT ET UNIEME
devant Audouart le vingt-deux janvier, il s'engageait à élever jusqu'à l'âge de quinze ans, sans détriment de leur bien, les trois plus jeunes enfants de Pinel. (*) Le quinze mars 1662, Madeleine Marault vendit à Jean Durand dit Lafortune, pour la somme de cent vingt livres, une partie de la terre de son premier mari, deux arpents de front sur treize environ de profondeur, à côté d'Etienne Dumetz. (2) L'autre partie, un arpent de front, restait à son fils aîné Pierre Pinei.
André Renault mourut sans enfants et sa concession, tombée en déshérence, fit retour au seigneur qui la céda en 167g, au prix de six cents livres, à Jacques Larchevêque dit Lapromenade.(3) En 1717, cette concession était la propriété de Jean Huppé dit Lagroix (4) qui mourut à Sainte-Foy en 1775 à un âge fort avancé.
De Guillaume de Boysse ou Boisset, on ne sait rien.
1 Greffe d'Audouart, date citée. Le mariage n'eut lieu, d'après Tanguay, que le dix février.
2 Audouart, date citée. Madeleine Marault mourut en 1669, car Rageot fait inventaire de ses biens le 11 déc. 1669. Jean Durand vendit cette terre à Jean Morin, 11 janv., 1671. Rageot. — Le 15 mars 1671 — Rageot — il vendit à Gilles Gadiou habitant du Cap-Rouge une autre terre sise au bout de la première . Le père de Gadiou demeurant à Lafièche devait payer. Le 12 juillet 1671 — Rageot — Durand obtenait une autre concession pas loin de celle qu'il avait cé.lée à Gv.liou, mais cette fois dans la seigneurie de Maure.
3 Arch. de l'Hôtel-Dieu. Obligation de J.-B, Peuvret du Mesnu à la damoiselle de l'Ormeau. Greffe de Duquet et Rageot, 18 oct., 1680. Copie collation née par Chambalon, le 22 mars, 1696.
4 Greffe de Dubreuil 25 avril, 1617. Copie de Boineau, 31 mars 1737. Arch. de l'Hôtel-Dieu. On écrit ici Lacroix, maison trouve partout Lagroix et même La Grouais. Voir Proces-veibaux des grands voyers, Sainte-Foy, 4 juillet 1731 ; arpentage de Plamondon, le 4 juillet 1765. Aujourd'hui cette terre, nos 253, 269 des cadastres, appartient en grande partie à M. Joseph-Elzéar Bédard.
Il est probable que dès avant 1660 toute sa concession avait passé aux mains d'André Renault. (0
Etienne Dumetz doit être compté parmi les plus anciens habitants de Sainte-Foy puisque dès 1650, le dix-huit novembre, il y faisait baptiser sa fille Nicole. ,2' Il avait épousé à Québec en 1648 Françoise Morin, veuve d'Antoine Pelletier. Si l'on en croit le liber baptisatorum , il se serait remarié vers 1662, parce que son dernier (3) enfant baptisé à Sillery, le vingt-cinq février 1663, eut pour mère, non Françoise Morin, mais Françoise Duperon. En x 666 il était veuf et même, selon certains vieux documents, fit un peu jaser de lui. Sa famille n'a pas fait souche à Sainte-Foy, mais lui-même y demeura une quarantaine d'années et sa terre, longtemps connue des anciens sous le nom de u terre à Dumay, " fit, après sa mort, dont la date n'est pas connue, retour au domaine du seigneur. (4)
1 Cela découle de l'acte de Rageot, 11 déc. 1669. "Inventaire des biens de feue Madeleine Maraud épouse d'André Renaud. " Il s'y trouve " ung tittre de concession en la seigneurie de Gaudarville en " date du 28 aoust 1662, de cinquante arpans de terre, quatre sur " douze et demi, sur le fleuve, sur laquelle terre le dit (Renault) est à " présent. — Le dit Renault déclare en vérité que bien que le dit tittre " ne lui ait été concédé qu'en 1662, il était propriétaire de la ditte " terre sept ou huit ans avant son mariage avec la ditte Marault, et " huit ou neuf ans avant d'avoir le tittre. "
2 Par le P. Bailloquet. Parrain Frs Boucher, marraine Nicole Gareman, femme de René Mézeré.
3 Les antres furent Etienne, 7 mars 1653, b. Par Ie P Bailloquet ; — un enfant de huit jours, anonyme, ondoyé le 31 janvier 1655 par le P. Dequen ; — un autre Etienne, 3 déc. 1656, b. par le P. Bailloquet.
4 Un procès-verbal des grands voyers, en date du 25 février : nous fournit des détails intéressants. Il s'agissait d'une difficulté entre Pierre Hamel, capitaine des milices de Sainte-Foy, et le gneur Antoine Duchesnay au sujet de " huit cahots'* qu'il avait fallu combler sur le chemin vis-à-vis d'une terre appartenant au domaine