‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 183 sur 295 · CHAPITRE VINGT ET UNIEME 1652-1654 32 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT ET UNIEME 1652-1654 32 I

Pierre Gallet et Jacques Archambault, au contraire, ne firent à Sainte-Foy qu'un assez bref séjour. De même Nicolas Chaigneau, qui vendit sa terre, le cinq septembre 1657, à Guillaume Féniou, (0 marchand à Québec. En 1668 elle appartenait à Marin Pin.

La concession de quatre arpents de front qu'Archambault avait obtenue de M. d'Ailleboust en 1651. et qui fut confirmée par M. de Lauson, le sept novembre 1652, (2) passa par plusieurs mains, avant 1668. En 1662, Gilles d'Anjou qui en était propriétaire, en cédait un arpent de front à son voisin, Pierre Pinel, et les- trois autres arpents, le vingt-quatre août 1662, à Thomas Marchand. Cette dernière vente n'eut pas d'effet puisque, le deux juillet 1663, Gilles d'Anjou vendait la même propriété, pour la somme de trois cent cinquante livres, à Mathurin Giraud, marchand à La Rode Gaudarville. Jean Renaud va informer sur les lieux et interroge les anciens. Pierre Berthiaume déclare qu'il a quatre-vingt-deux ans et a longtemps possédé -la terre voisine, qu'il a ensuite donnée à son gendre Etienne Lessart ; que la terre cause du procès, concédée à un nommé Dumay qui y a longtemps demeuré," était connue sous le nom de terre à Dumay et a été ensuite réunie au domaine. Guillaume Belleau, habitant et notable du voisinage, témoigne que Dumay est resté sur cette terre quarante ans et qu'elle a été ensuite réunie au domaine par la demoiselle Peuvrette (M. -Anne Peuvret, petite-fille de J.-B. du Mesnu).

Ambroise Gallarneau déclare que son père a été longtemps passager (chargé du bac) à la rivière du Cap-Rouge, que lui-même a été élevé au passage et qu'il a connaissance d avoir bûché du bois, indifféremment sur le domaine et sur cette terre. — Le grand voyer conclut : 1 ° Que la dite terre ne fait pas partie de la côte escarpée du Cap-Rouge ; 2 ° que les huit cahots réparés étaient sur cette terre ; 3 ° qu'elle fait partie du domaine seigneurial et que le sieur Duchésnay est tenu d'y entretenir le chemin.

1 Greffe d'Audouart.

2 Greffe d'Audouart, date citée.

chelle. (0 En 1668 on la trouve entre les mains de Pierre Martin. (2)

On changeait alors de terre comme de chemise, et il serait vraiment par trop onéreux, pour ne rien dire de l'ennui, de noter ces innombrables mutations. Ainsi une fois n'est pas coutume.

Pierre Gallet, de son côté, le douze octobre 1658, remettait sa terre à Louis de Lauson, qui, le même jour, la concéda à François Blondeau. On sait par cet acte que Guillaume de Boysse et Jacques Archambanult étaient encore à Gaudarville à cette date, puisqu'ils sont donnés pour voisins, le premier, à l'est, et l'autre, à l'ouest de Gallet.

Le lendemain, treize octobre 1658, Blondeau payait à ce dernier cent livres, prix de la transaction et recevait quittance. (3)

Lui-même ne garda cette terre que peu de temps : dès 1663 elle était aux mains de Mathieu Damours sieur de Chaufïours, (4) et resta plus d'un demi siècle propriété de cette famille.

En 171 7, le vingt-cinq avril, Charles et Jean Damours, sieurs de Louvière et fils de Charles Damours et de Marie-Anne Genaple, en faveur de la seconde femme de leur père, Marie-Anne Thibaudeau, et des enfants issus de ce mariage, renonçaient à tous leurs droits sur sa succession, sauf le fief de Matane et le douaire de

1 Aurîouart, dates citées.

2 Aveu et dênom. de 1668, déjà a'té.

3 Greffe de J.-B. Peuvret, 12 et 13 oct., 165S.

4 Audouart, 2 juillet 1663 : Vente de Gilles d'Anjou à Matliurin Giraud, de La Rochelle, de la terre d'Archamhault " bornée d'un côté, " au sieur Damours et de l'autre à Pierre l'iuel ; " et aveu et dénombrement de Gaudarville, 2 janv. 166S.

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