CHAPITRE VINGT ET UNIEME
leur mère au montant de quinze cents livres. Ils recevaient en retour une terre de deux arpents et quatre perches en la seigneurie de Gaudarville, bornée par-devant et à l'est au nommé Lagroix, (0 et de l'autre côté à la concession Damours, et une autre terre de deux arpents et demi et une perche, entre les nommés Migneron et Berthiaume, — précisément celle qui appartenait jadis à J. Archambault. 0)
Le quatre mars 1722, Jean-Baptiste Damours de Louvière cédait à son frère Charles-Nicolas-Joseph, absent pour voyage et représenté par sa femme Angélique Rouer de Villeray, pour la somme de deux cents livres, sa part de l'ancienne concession Damours, un arpent et demi de front sis justement entre la partie appartenant au dit Charles-Joseph Damours de Louvière et celle qui était restée à leur belle-mère Marie-Anne Thibaudeau. (3)
A l'automne de 1729, tous les Damours du monde, de Clignancourt, de L'Isle-ronde, de Freneuse, de Chauffours, renonçaient à tous leurs droits sur la terre de Gaudarville, " en faveur de leur niepce, veuve de feu M. de Louvière. " Jean-Baptiste Damours déclarait " avoir été payé et acquitté de la terre vendue à sa sœur Louvière. " (4)
1 Le document donne La croix. Mais partout ailleurs on trouve La Groix. — Jean Hnppé dit Lagroix.
2 Dubreuil, notaire. Copie collationnée par Boineau, notaire, le 31 mars, 1637. (Signé) Damours de Louvière, — J. Brassard. — P. Levasseur, — E. Du Breuil, La damoiselle Thibaudeau ne sut signer.- Arch. de L'Hôtel-Dieu de Québec.
3 Dubreuil, copie de Boineau. Arch. de l'-H.-Dieu.
4 Quittances annexées à l'acte cité : Clignancourt, 10 août, 1729. — L'Isle-ronde et Freneuse, 30 septembre, 1729. — Chauffours, pas de date: témoin M. Lefebvre. Tous disent : " la paît de
Ainsi Angélique de Villeray, devenue veuve se trouvait en 1739 propriétaire de toute la concession de Mathieu Damours, excepté un arpent resté aux mains de Marie- Anne Thibaudeau, dame de Louvière.
Elle convola peu après avec Denis Rousseau, marchand à Saint-Nicolas, côte de Lauzon. Rousseau étant parti en 1736 vers Gaspé et resté plus d'un an sans donner de ses nouvelles, Angélique de Villeray, qui avait à constituer une dot à sa fille, Françoise-Charlotte Damours de Louvière, novice à l'Hôtel-Dieu et sur le point de faire profession, fit certifier cette absence prolongée, le vingt-deux juillet 1727, par le curé Rouillard et un certain nombre de paroissiens, et obtint, le quatorze août suivant, l'autorisation de passer les contrats. (0
Le cinq septembre 1737, par-devant La Tour et Boineau, notaires, elle donna à l'Hôtel-Dieu, pour une partie de la dot, la terre en question, laquelle, d'après le rapport des experts, avait "trois arpents de front sur environ "'- trente de profondeur, " dont " environ soixante ar- " pents en superficie de défrichés et le reste en bois u debout. " (2) Elle était estimée quatorze cents livres. Louis Rouer, sieur d'Artigny, grand-oncle de la novice,
" terre que j'ay de l'héritage de mon père. " Jean-Baptiste Damours n'était pas un lettré, Il signe G ans batiste Damours, vente g (vingtneuf) octobre, 1722.
i Autorisation signée; Piché, André Deleigne.
On connait ces détails par le certificat d'absence donné par le curé Rouillard. Les témoias sont Pierre Rousseau, René Rous Ignace Boucher, frères et beau-frère de l'absent, Etienne Saint-L rent, Joseph Martinaud dit Lornnère et Antoine Xad.md. Aivh. de L'Hôtel-Dieu.
2 Bornée à l'est à Lagrohe et à l'ouest à la Vve de 1. >uvière Marie-Anne Thibaudeau).