‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 19 sur 295 · CHAPITRE DEUXIÈME, 154I-I · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME, 154I-I

Une décoction des feuilles et de l'écorce d'un arbre appelé Annéda on Amèda (T), remède indiqué par les

Monument érigé le 25 juin 1889, au confluent de L,airei et de la rivière St-Charles .

indigènes, sauva le reste.

Au printemps, Cartier abandonna aux sauvages de

(1) Ou Ammedda-, l'épinette blanche, d'après M. N.-E. Dionne, Jacques Cartier, notes, p. 251, ss ; — Pope, op. cit. p. 127.

l8 PREMIÈRE PARTIE, 1541-1670

Sitadin, d) bourgade des environs, la Petite Hermine (2) qu'il ne pouvait pas équiper, et repartit pour la France, emmenant une dizaine d'indiens parmi lesquels était Donnacona, chef de Stadaconé, dont il s'était emparé par ruse. Après une heureuse traversée, il atteignit Saint- Malo le seize juillet 1536.

François I fut charmé du récit de son voyage, mais, engagé dans une guerre désastreuse contre Charles-Ouint et à bout de finances, cinq années s'écoulèrent avant qu'il pût donner suite à ces entreprises lointaines. Une trêve de dix ans ayant été conclue en 1538, il résolut d'organiser une nouvelle expédition plus considérable que les deux autres et en confia la conduite et lieutenance générale à François de la Roque, sieur de Roberval. Des lettres patentes, émanées le dix-sept octobre 1540, constituaient Cartier capitaine général et maître pilote de tous les vaisseaux destinés à ce voyage, et, afin de diminuer les charges du trésor royal épuisé, ordre était donné de mettre à sa disposition cinquante prisonniers à son choix.

Il leva l'ancre, le vingt-trois mai 1541 (3), avec cinq

1 La relation, ai. can. donne Stadin. On trouve ailleurs Sicadin eXScitadin. M. N. E. Dionne, /. C. note page 93.

2 On a cru, eu 1S43, sous trois pieds de vase, retrouver les ride la Petite Hermine à l'embouchure du ruisseau Saint-Michel, cinq cents pas plus haut que le I.airet. Une partie de ces reliques a été donnée à la ville de Saint-Malo, l'autre, déposée au parlement de Québec, a péri dans l'incendie de cet édifice en 1883. M. le Dr N.-K.

Dionne, dont l'autorité est très grande en CCS matières, ne croit pa

l'authenticité de la découverte. Voir Jacques Cartier^ notes, p. 271, as. Ses raisons sont très fortes. Voif aussi N. Pope, Jac. Car. p. v B

3 On Bait que La date de [540, donnée par la relation empruntée à Hakluyt, est fautive. Popejac. C. p. [20. M. Pionne, Nouvellc-Fran-

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