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CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME

Le huit avril 1667, Nepveu vendit cette terre à Jacques Bertheaume. L'autre moitié, restée aux enfants d'Antoine Martin, passa ensuite aux mains d'Ignace Bonhomme, fils de Nicolas, habitant de la côte Saint- Michel, puis fut aussi vendue, le trente et un mai 1668, (J) à Jacques Bertheaume qui se trouva ainsi propriétaire de toute la concession de Montpellier.

Ni les enfants de ce dernier ni ceux de Philippe Nepveu n'ont fait souche à Sainte-Foy. (2)

Jacques Bertheaume au contraire, époux de Catherine, fille de Nicolas Bonhomme, a été l'ancêtre d'une nombreuse famille, qui compte encore à Sainte-Foy plusieurs représentants, agriculteurs comme leurs pères.

La terre de Jean Durand voisine de celle d'Etienne Dumetz, dans Gaudarville, propriété de Pierre Berthiaume, (3) fils de Jacques, dès la fin du XVII siècle, appartient encore, avec d'autres dans les environs, à ses arrière-neveux.

Antoine Le Boesme dit Lalime était mort en 1666. Du reste il avait vendu sa terre, le vingt-quatre janvier 1659, à Jean Baillargeon, et celui-ci l'avait cédée à son tour à Nicolas Chaigneau, le cinq septembre 1661. (4) Aucun de ces noms ne figure au recensement de 1667. On trouve alors en ce lieu Michel Thibault, époux de

fut fait en hiver et terminé, dans ces quartiers du moins, avant le mois d'avril, ce qui explique un peu ses imperfections.

1 Greffe de Duquet. Vendue d'abord, le 22 fev. 1668, à Chs. Courtois, puis 31 mai 1668, par ce dernier, à Jacques Bertheaume.

2 Aucun n'a été baptisé à Sillery.

3 Ce nom qu'on trouve écrit parfois Bertheome, Berthome est devenu de bonne heure Berthiaume. Dans le recensement de 1667 Jacques Bertheaume est qualifié " habitant de ces lieux (côte de Saint- Xavier et de Saint-Ignace), marié en France. "

4 Audouart, dates citées.

Jeanne Sohier ou Soyère, qui avait douze arpents de terre en valeur.

Il était en 1681 dans la seigneurie de Maure et fut inhumé à Saint-Augustin en 1715. Deux de ses enfants furent baptisés à Sillery, Louise, le vingt et un mai, 1667, (0 et Marguerite, le vingt-sept novembre 1668. (2) Dès 1670 il était à la Pointe-aux-Trembles.

Jean Hayot occupait en 1667 la terre voisine de Clau de Bouchard, (3) et avait une tête de bétail et vingt -cinq arpents en valeur. Il n'y resta pas longtemps : son dernier enfant baptisé à Sillery fut Angélique, le dix juin 1668.(4) Tous les autres reçurent le baptême à Québec, excepté Louis-Joseph, baptisé en décembre 1679 à la Pointeaux-Trembles, où la famille s'était sans doute aussi établie. Jean Hayot est donné par le recensement de 1681 parmi les habitants de la seigneurie de Maure.

Jean Pelletier, fils de Nicolas, voisin d' Hayot» avait aussi vingt-cinq arpents de terre en valeur et en outre deux têtes de bétail, un domestique, Jacques Rousseau, et une servante, Suzanne Nepveu. Sa femme était Geneviève de Rainville. Il n'eut qu'un fils baptisé à Sillery, François- Xavier, qui fut tué par les Iroquois en

Ces deux colons occupaient les terres concédées par le P. Dequen en 1652 à Nicolas Pinel et à Maurice Arrivé, (5) dont l'un était mort, et l'autre parti pour l'Ile

1 Par le P. Richard.

2 Par le P. Albanel.

3 Voir suprà, p. 29S, 299 ; aussi 345.

4 Par le P. André Richard.

5 Les terres de Jean Hayot et de Jean Pelletier ne peuvent être autres que celles concédées en 1652, par le P. Dequen, à Nicolas rinel et à Maurice Arrivé. Il y a bien quelque confusion à ce sujet dans les

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