‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 225 sur 295 · CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME

d'Orléans où il s'établit dans l'ancienne paroisse de la Sainte-Famille. (0

Mathurin Trut, (2) originaire des environs de Cognac en Angoumois, était en 1667 — et encore en 1681 — sur la terre qu'il avait obtenue en 1652, et possédait trois têtes de bétail. Dix arpents étaient en valeur. Il n'a pas laissé d'héritier de son nom. Il eut huit filles, presque toutes baptisées à Saint-Foy et mariées à d'anciens habitants de la paroisse, comme Antoine Buisson, Nicolas Valain, Jean Guillot, Sébastien Migneron, Jean-Baptiste Pin, Jean, fils de Jean Routier(3) Ainsi, bien que son nom soit éteint, Mathurin Trut compte encore ici des arrière-neveux ; et de même Pierre Gareman, dont 11 avait épousé la fille, Marguerite.

Il est probable, sinon certain, que le Guillot, dont le nom apparaît sur le cadastre de 1685, était gendre de Mathurin Trut et occupait la même terre.

Etienne de Nevers dit Brentigny possédait encore, au printemps de 1667, la terre de Jean Le Mire,

actes de Godet. Ainsi (16 janvier) Mathurin Trut est borné à l'est à Jean (Le Mire) et à l'ouest à Nicolas Pinel. L,e 23 janvier, Nicolas Pinel est borné à l'est par Maurice Arrivé et à l'ouest par Mathurin Trut. C'est ici évidemment qu'est l'erreur. Il faudrait l'inverse. Ainsi Jean Hayot avait la terre de Maurice Arrivé.

Voir suprà, pp. 294, 295, 318, et note I, ib.

1 Dans un acte de Duquet, 23 juin 1667, Maurice Arrivé est qualifié " habitant de l'Ile d'Orléans.

2 C'est ainsi qu'il signe dans plusieurs actes.

3 Antoine Buisson ou Bisson épousa Ursule Trut en 1671 ; Nicolas Valain, Anne ; Jean Guillot, Claude-Françoise en 1688 ; Sébastien Migneron, Catherine en 1691 ; J.-B. Pin, Marie-Geneviève en 1691 ; Jean Routier, Marie-Madeleine en 1699, Geneviève, devenue veuve, épousa Guillaume Boivin en 1709 à Saiute-Foy. G. Boivin était de S . -Anne de Beaupré .

qu'il avait acquise de Julien Quantin le vingt septembre 1654, (0 et ne la vendit à Jean Routier que dans le courant de l'été. (2) L'occupait-il, ou une autre plus rapprochée de Sillery, que lui avait concédée le P. Lalemant le treize octobre 1660? (3) Toujours est-il qu'il avait, lors du recensement, douze arpents de cultures, quatre têtes de bétail et un domestique qui s'appelait — nom charmant— Nicolas Butor. Etienne de Nevers, âgé seulement de quarante ans en 1667, avait épousé Anne, fille de Thomas Hayot, et n's pas fait souche à Sainte-Foy. Le dernier de ses enfants baptisé à Sillery fut Simon- Jean, le vingt-sept décembre 1667. (4)

Jean Routier, originaire de Dieppe, fils de Jean Routier et de Rogère Crousette, avait dix arpents de terre en valeur et deux bestiaux. Il occupait probablement dès lors la terre de Nicolas Patenolre, vendue d'abord à

1 Greffe d'Audouart, suprà, p. 348, note 7.

2 Ibid., 17 juillet, 1667.

3 Audouart. " Trois arpents de front, et de profondeur depuis " le coteau qui regarde le Saint-Laurent jusqu'à la grand'route de " Québec au Cap-Rouge ; bornés au nord-est à Nicolas Pelletier et au " sorouest aux terres non concédées.'' Il est impossible que cette concession ait été à l'ouest de Monceaux. On sait en effet par Audouart lui-même, (acte du 10 mars 1660), que Nicolas Pelletier avait pour voisin à l'ouest Thomas Hayot et à l'est le domaine de Monceaux. Il est donc probable que les Jésuites avaient commencé à faire des concessions dans la partie jusque-là réservée aux sauvages dont le nombre avait beaucoup diminué. On peut même dire que la chose est certaine, puisqu'ils ne réservèrent que sept arpents de front pour les néophytes sur près de trente qu'il y avait de la Pointe-à-Puiseaux à la pointe Saint-Joseph. Voir le document de 1663, cité quelques pages plus haut .

4 Par le P. André Richard. A eu croire Tanguay, Etienne de Nevers mourut cette année-là même, puisque Anne Hayot épousa à Québec, en 1667, Léonard Dubord.

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