‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 228 sur 295 · CHAPITRE VINGT-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-HUITIÈME

Il dut peu après transporter ses pénates au delà de la rivière du Cap-Rouge, puisqo'en 1681, il avait dans la seigneurie de Maure plusieurs arpents de terre en valeur et quatre têtes de bétail. Il fut inhumé à Sainte-Foy le deux octobre 1699 — y mourut-il aussi ? — u à l'âge de cent ans, " dit l'acte de sépulture. Il en avait en réalité quatre vingt-neuf, ce qui est encore raisonnable. Furent présents " Charles Hamel, chantre de la paroisse, et Pierre Masse, marguillier en charge. " U)

Pierre Dubois-Morei*, dit LaVallée, originaire du Perche, avait acquis avant le seize octobre 1656, (2) et occupait encore en 1666 et 1667, la concession de Madeleine Penart dame De Lisle. Dix arpents étaient en culture. Il en avait cédé, comme on a dit,, à Adrien Violette, un arpent et demi, naguère propriété de Mathurin Franchetot. (3) On a peu de renseignements sur Dubois-Morel. Il avait épousé en 1658 (4) Françoise Meunier. Sa fille unique Marie-Louise qui épousa Michel Brouilllet mort à Montréal en 171 2, est marraine d'un enfant de Denis Brière en 1671. En 1681 Dubois-Morel n'était plus ici. Cependant chose singulière, cette terre reste, sur le cadastre de 1685 et même jusqu'à la fin du XVIII siècle sans le nom de Dubois, avec une autre,

1 Rég. de Sainte-Foy. M. Amador Martin, curé. C'est notre premier marguillier en charge dont il soit mention. Dans un acte de Chambalon du 26 mars 1699, on lui donne pour collègues Gervais Buisson et Jean Sedillot dit Montreuil.

2 Greffe d'Audouart. C'est la daté de la vente de la terre de la dame Dupont à Jean Desbordes. Or on donne pour voisins d'un côté Dubois-Morel, à la place de la dame DeLisle, et Sébastien Liënard à la place dejeanjobin. Donc ces deux dernières propriétés avaient déjà changé de maîtres. Comparer avec le Gr. de Godet, 16 janvier 1652.

3 Audouart, 23 mars,- 1660, Suprà, p. 250, ss.

4 Contrat de mariage, 22 sept. 1658. Audouart.

4l6 PREMIERE PARTIE, I541-167O

celle qui avait d'abord appartenu à Antoine Martin, près de la ligne de Oaudarville. (0 En 1733 elles étaient toutes les deux en possession de Louis Dubois. Qu'était Louis Dubois ? Serait-ce un fils de Pierre Dubois-Morel dont l'acte de baptême n'a pu se retrouver à cause des lacunes trop nombreuses de nos registres? Ne faut-il pas lire plutôt Durbois? Il y avait à cette époque à Sainte-Foy un Louis Liénard dit Durbois. Le changement de Durbois en Dubois est plus facile que celui de Migneron en Myrand. La chose paraît infiniment probable, vu que le nom de Dubois ne figure nulle part dans nos archives et que, au contraire, celui de Durbois y revient souvent. Les enfants de Louis Durbois furent tous baptisés à Sainte-Foy, de 1711 à 1717, et sa femme, Louise Racine, y mourut et y fut iuhumée en 1760.

Jean-Baptiste de la Rue, originaire de Séez, avait, à l'époque des recensements, la concession accordée en 1652 à la dame Dupont. Cédée par celle-ci, le 17 octobre 1656 à Jean D^sbordes, elle pissa ensuite à Marin Pin (2) qui déclara avoir acquis " au profit de " Jean de la Rue. " (3) En 1667 ce dernier y avait douze arpents cultivés et trois têtes de bétail. Il mourut vers 1675 et sa femme, Jacqueline Pin, épousa peu après Pierre Masse, le fils. LTne de ses filles, [ Marie-Madeleine, se maria en 171 2 à Michel Moreau, (4) fils de Mathurin

1 Pierre Dubois-Morel est parrain, le 6 mai 1690, de Tentant de G. Tardif et de Lse Morel. Lib . bapt.

2 Audouart, 25 mars 1659.

3 Ibid 6 ou io oct. 1659. Le 2 déc. 1661 la dame Dudont donne quittance de 120 livres à Jean de la Rue " à la guise de Je. m Borda dit Kellefleur. " Ibid., date citée.

4 Michel Moreau et sa femme fureut baptisés tous deux à Sainte Eoy en 1673.

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