CHAPITRE VINGT-HUITIÈME
dont nous parlerons ailleurs, ancêtre d'une famille encore pleine de vie. De ce second mariage, (0 il ne naquit que des filles, dont l'aînée épousa Antoine, petit-fils de Jean Routier. C'est ainsi que Jean de La Rue compte encore des arrière-neveux à Sainte-Foy. Il a ailleurs en grand nombre des héritiers de son nom.
Sébastien LiÉnard dit Durbois, qui avait acquis, le dix-huit janvier 1656, la terre de Jean Jobin, vendue par ce dernier en 1653 ^ à Mathurin Roy, a laissé dans la paroisse une trace plus durable, puisqu'on y retrouve de ses descendants jusqu'au milieu du XVIII siècle. Il avait épousé en 1655 Françoise, fille de Nicolas Pelletier, mariée, le trois mai de l'année précédente, à Jean Bériau " habitant de la côte royale proche Sillery." (3) D'après le cadastre de 1685, Liénard ou Léonard, comme on écrit souvent, possédait à la côte Saint-Ignace toutes les concessions qui séparaient la sienne de Monceaux, savoir celle, de Nicolas Goupil, de Thomas Hayot et de Nicolas Pelletier. En 1667 ^ avait quatre bestiaux et vingt arpents en valeur. En 1681 il en avait soixante et cinq, et, preuve qu'on ne négligeait pas la chasse, ni la guerre, la maison était garnie de dix fusils. Cinq garçons, de vingt-cinq à quatorze ans, aidaient leur père et occupèrent ensuite des terres séparées. Peut-être pour distinguer les familles, les uns portèrent le nom de Liénard, d'autres celui de Durbois devenu bientôt Dubois. Un reçut le surnom de Mondor, et, en 1733, Eustache Liénard dit Durbois est purement et simplement Eustache Mondor. Il est bon de le savoir.
1 La première femme de Michel Moreau s'apr5elait Madeleine Bellot et c'est de cette union que descendent les Moreau d'aujourd'hui.
2 Greffe d'Audouart, 18 janv. 1656 et 24 août, 1653.
3 Audouart, date citée.
Sébastien Liénard mourut à Sainte-Foy, le sept novembre 1701, à l'âge de quatre vingt-six ans. (1)
Nicolas Goupil dit Laviolette, qu'on a vu en 1652 voisin de Jean Jobin, était mort en 1655. Sa dernière fille, Françoise, fut baptisée à Sillery le treize février de cette année, et le vingt-quatre août suivant, sa veuve, Marie Pelletier, passait son contrat de mariage avec Denis Jean qu'elle épousait six jours après. Nous donnerons tout à l'heure, sur cette famille, des détails intéressants qui reposeront un peu le lecteur des ennuis de cette nomenclature nécessaire mais un peu sèche.
Thomas Hayot, encore sur sa terre en 1667, où il avait vingt arpents en culture et trois têtes de bétail, n'y était plus en 1681. Peut être était-il mort, vu son âge assez avancé, de même que sa femme Jeanne Boucher. La malheureuse lacune qui existe dans nos registres, de 1679 à ^99, empêche de constater à quelle époque. Des quatre enfants de Thomas Hayot, Geneviève épousa, comme on a vu, Claude Bouchard ; Adrien, né en 1638, Marie Guyon, et s'établit au Château-Richer ; Anne devint la femme d'Etienne De Nevers. Quant à Jean, époux de Louise Pelletier, après avoir habité quelque temps Sainte-Foy, il finit par se fixera Neuville. <2>>
Nicolas Pelletier, charpentier, originaire de Saint-Pierre de Galardon en Beauce, et déjà si souvent mentionné dans cette histoire, était à Sainte-Foy depuis 1649. Nous avons vu de ses filles mariées à Nicolas Goupil, à Denis Jean, à Sébastien Liénard. à Noël Jérémye dit Lamontagne. Une autre, Geneviève, épousa en 1663,
1 Rég. de Sainte-Foy.
2 Voir suprà. p. 404.