‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 236 sur 295 · CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME

chon. Ce dernier était en 1667 à la côte Saint-Xavier, sur l'ancienne propriété de Charland dit Francœur, mais on taillait alors en plein drap et il est probable que. le même colon — on a pu déjà le remarquer — se faisait concéder plusieurs terres.

Barthélémy Gaudin avait dix arpents de cultures en 1667. Sa femme s'appelait Marthe Coignat. (0 II n'était plus ici en 1681 et mourut plus que nonagénaire en 1697, à la Pointe-aux-Trembles.

Michel Desorsis, (2) époux en secondes noces de Françoise Huboust, était originaire de Seaux, évêché de Paris. Il avait en 1667 quatre bestiaux et quinze arpents de terre en valeur. S'il était parti de Sainte-Foy en 1681, c'était depuis peu, puisque, le vingt et un février, 1678 il y était parrain de Michel, fils de Pierre Bréband dit La Motte, chirurgien, et d'Anne Goupil. (3) Bien plus, en 1682 et 1683, ses enfants, Michel, Françoise et Marie-Madeleine figurent comme parrain et marraines à plusieurs baptêmes. Cette dernière était mariée à André Maufay. L,es Desorsis, comme beaucoup d'autres anciens habitants de Sainte-Foy allèrent s'établir à la Pointe-aux-Trembles.

Guillaume Constantin, gendre de Pierre Masse dont il avait épousé la fille Jeanne en 1661, avait douze arpents de terre en valeur en 1667. Cette famille aussi quitta la paroisse avant la fin du XVII siècle. Un des enfants, Pierre, alla s'établir à Saint-Augustin, un autre, Denis, au Château-Richer. Ce dernier cependant fut

1 Cognard, d'après le recensement, Congnat d'après le liber baptis.

2 De Sercis, ou Servis, dans le recensement. Le liber bapt. où son nom paraît plusieurs fois, écrit Desorsis, ou Desorcis.

3 Fille de Nicolas Goupil et de Marie Pelletier.

enterré è Sainte-Foy en décembre 1746. Y était-il revenu ? L'acte de sépulture n'en dit rien. (0 La chose est probable.

Comme on a pu le remarquer, des premières familles établies à la côte Saint-François-Xavier et à la côte Saint-Ignace, un grand nombre n'y ont fait qu'un bref séjour, d'autres, après avoir subsisté jusqu'au milieu du XVIII ou au commencement du XIX siècle, ont fini par disparaître ; il ne reste plus que les Berthiaume, les Routier et les Migneron ou Myrand.

. Il n'en est pas autrement à la côte Saint-Michel qui nous reste maintenant à étudier.

Ici les actes des notaires de l'époque, bien qu'assez nombreux encore, ne suffisent pas toujours à établir un ordre rigoureux entre les premiers habitants. Nous en tirerons néanmoins bien des renseignements précieux.

En commençant par le fief de Sainte-Ursule, aux confins de la banlieue, on voit que les Ursulines y firent, le neuf juillet 1657, deux concessions de vingt arpents chacune — deux de front sur dix de profondeur — à Noël Pelletier (2) et à Noël, fils d'Henri Pinguet. (3) La terre

1 C'est le dernier de l'année : "Le seize décembre de l'année

1746, j'ay enterré dans l'église de Notre-Dame de Ste-Foy, Denis

Constantin âgé de soixante et quinze ans ou environ." Pas de

témoins, rien !

Le Prévost, prestre.

D'autres actes sont encore plus sommaires : le nom du défunt

n'est pas même donné : "Le douze de juin de l'année 1746, j'ay

" enterré dans le cimetière de Notre-Dame de Fov un petit garçon

" âgé de dix-huit mois." Le Prévost, prestre. Il s'en trouve

d'ineffables.

2 Greffe d'Audouart, 15 déc. 1657. Vente de Noël Pelletier à Jacques Poupin.

3 Greffe de J. B. Peuvret.

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