‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 247 sur 295 · CHAPITRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTIÈME

" le matériel d'exploitation et enfin la seigneurie de « Gaudarville. " (0

Peuvret du Mesnu eut cinq enfants : Denis, mort au berceau ; Alexandre et Claude-Armand, jumeaux nés le six octobre 1664, et Marie-Catherine mariée en 1683 à Ignace Juchereau, sienr du Chesnay. Claude-Armand se noya en 1686. Quant à Alexandre, marié à Geneviève Bouteville, nous le verrons succéder à son père dans la propriété de la seigneurie de Gaudarville.

Jean-Baptiste Peuvret, devenu veuf, convola en se* condes noces avec Marie-Rogère Lepage. Celle-ci était veuve elle-même de Roch Thoéry, (2) sieur de l'Ormeau " et lieutenant au régiment de la Reine, " (3) qu'elle avait épousé à Québec, le quatre décembre 1667, et qui

1 M. Roy. op. et loc. cit.

2 II signe lui-même une procuration en 1667 " Thoéry Delor- " meau. " Arch. de l' Hôtel-Dieu. On trouve Thoiiery dans le contrat de mariage de Peuvret du Mesnu, fait le neuf octobre 168 1 par Duquet. Magnifique parchemin aussi aux arch. de l' Hôtel-Dieu. — De même dans l'acte de Rageot, du 7 oct., 1681, pour l'insinuation du testament du sieur de l'Ormeau. Rogère Lepage y déclare n'avoir appris la mort de son mari que le 27 septembre, à l'arrivée du navire commandé par le sieur Dombourg, fils de Jean Bourdon. C'est dans ce même acte qu'on voit que le contrat de mariage de Thoéry de l'Ormeau et de Rogère Lepage fut passé à Québec, le 4 déc, 1667, par Duquet et Becquet.

3 Ainsi qualifié dans un curieux inventaire des biens meubles de sa femme fait par le notaire Duquet le 9 octobre 1681, en présence de Peuvret du Mesnu. " Bois de lict en merizier, manteaux de crespon, 11 de Brocard, d'Estamine, robbe de chambre fourrée et en toille " peinte, juppes de moire noire, de serge rouge, de serrandine aurore, " toilette citron, gorgettes de baptiste, mouchoirs, rubans de diffé- " rentes couleurs, bonnets, dentelles, assiettes, tout y passe jusqu'à " cinq pots de terre plains de confitures, " une annexe, signée par Peuvret, reconnait en 1684 que la dite dame a de ses deniers acquis plusieurs autres effets à elle appartenant. — Arch. de l'Hôtel-Dieu.

mourut au château cFOléron le vingt et un février, 1681. (O Marie-Rogere Lepag-e était fille de René Lepage, sieur de la Croixy et de Catherine Millelot, de la paroisse de Clamecy, évêehé d'Auxerre en Nivernais, (2) et elle avait du bien, tant de la part de sa famille que de son premier époux.

De son mari, Roch Thoéry de l'Ormeau, originaire de Gailhac, évêehé d'Alby, en Languedoc, elle tenait deux pièces de vigne de la contenance de dix-huit mesures, affermées, depuis 1674, (3) à Jean Lombard, marchand en cette ville de Gailhac.

ï A mon très Révérend Frère. — Le très Révérend frère gardien des Récollets de Québec.

Du chasteau d'Olleron, ce 3 mars 1681 . Mon très révérend Frère, Le sieur Roch Thoiry de Lourmeau étant malade dans cette place me fit appeler le dix et neufviesme febvr. , dernier pour le confesser. Le vingtième je lui portai le St-Sacrement. — Sur les neuf heures du vingt et un, il receut l'extrême onction et mourut le mesme jour à midy. Il me chargeât de faire scavoir sa mort à sa famé qui demeure à Québec dans la basse ville et se nomme damoiselle Marie Lepage et me dit que vousauriés la charité de l'en faire advertir par quelqu'un de nos religieux. J'espère que vous luiaccordérés cette grâce et à moy celle de me croire mon très Revd. Frère, Votre très humble et obéissant serviteur en Jésus. — F. Théodose Migné (?) gardien des Récollets d'Oleron. — Autographe aux Arch., de l'Hôtel-Dieu. Quelqu'un a cru lire 1682. Mais il y a aussi bien 1681, seule date possible, comme le démontrent plusieurs autres pièces originales ci-dessus citées.

2 D'après son testament passé à Québec par Gilles Rageot, le 12 jnillet 1684. — Arch., de l'Hôtel-Dieu. — On écrit dans le testament Millot, mais dans plusieurs autres documents authentiques on lit Millelot.

5 Ces détails nous sont connus par une procuration, dressée à Québec par le notaire Rageot, le 8 novembre 16S3, pour retirer du dit Jean Lombard " la somme de cent quatre vingt dix-huit livres pour ce " qui revient à la dite dame constituante en sept années de jouissance " de deux pièces de vigne de la contenance de dix-huit mesures que " le dict sieur Lombard tient à ferme du dict B&eur défunct (Thoéry

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