‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 249 sur 295 · CHAPITRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTIÈME

sieur de Gaudarville, tout ce qui lui revenait de la succession de sa mère Catherine Millelot, et légua à l'Hôtèl-Dieu la rente de vingt-sept livres seize sols que lui payait Jacques Larchevêque dit Eapromenade, avec " son lit garny de tout pour estre mis dans la salle des femmes, dont on lui fera porter le nom de Saincte Marie-Magdeleine. Elle donnait " aux PP. Récollets une tasse d'ar- " gent de la valleur de trente quatre livres dix sols, pour " estre prié Dieu pour le repos de son âme. "

Après un legs à " Anne Juneau, sa filleule,, fille de Jean Juneau et d'Anne Vidault " et une aumône pour habiller deux petites filles pauvres, elle laissait le résidu de ses biens, en ce pays et en France, au sieur du Mesnu qu'elle constituait son exécuteur testamentaire " pour en " estre disposé par lui ainsy qu'il le jugera à propos pour " estre faict prier Dieu pour le repos de l'âme de la ditte " damoiselle testatrice, et de deffunct le dict sieur de " Eormeau son mary. " Elle déclarait vouloir être inhumée dans le cimetière des pauvres à l'Hôtel-Dieu. (r)

Une fille de Rogère Eepage, née de son premier mariage, était religieuse chez les Bénédictines de Montargis. Ea supérieure du monastère lui écrivait le huit mars 1689 : " Rendez-lui (à Dieu) grâces, je vous supplie, " Mademoiselle, de ce que vostre pauvre enfant etvostre " chère petite religieuse remplit avec tant de zèle et de " ferveur les moments de sa vocation et de son estât. C'est

1 Malade à l' Hôtel-Dieu en 1702, après la mort de J.-B. Peuvret, elle fit le 27 mars, par-devant C. Rageot, un nouveau testament, où elle légua la moitié de la rente de L,archevêque, avec principal, aux enfants d'Ignace Juchereau sieur duChesnay, l'autre moitié à l'Hôtel- Dieu, avec quelques ustensiles d'argent, et ses meubles, bardes et linges, partie pour les pauvres, partie pour les religieuses. L,e P. Bouvard était exécuteur testamentaire. Arch. de l'Hôtel-Dieu.

u un très bon sujet et en qui j'espère beaucoup. Elle a " bien fait du chemin à sa perfection depuis qu'elle est " en Religion. Elle se fait aimer de toutes et pour sa " docilité et l'esprit bien fait, dont Dieu l'a douée. . . . " C'est avec joie que je lui permets de vous peindre une " sainte-Magdeleine — elle le fait avec bien de la joie."'1»

Alexandre du Mesnu, successeur de son père, mort en 1697, comme greffier en chef du Conseil Souverain, outre Fossembault, hérita des deux tiers de la seigneurie de Gaudarville (2) et acquit en 1701, l'autre tiers qui était échu à sa tante, Marie-Catherine Peuvret, épouse (1683) d'Ignace Juchereau, sieur du Chesnay, seigneur de Beauport.

Il avait épousé, le seize février 1696, Geneviève Bouteville qui mourut le trente septembre 1699. Sa seconde femme, Marie-Anne Gautier, lui donna deux enfants qui furent baptisés à Québec, Marie-Anne, le deux décembre 1700, et Alexandre-Joseph, le neuf décembre 1701. (3) Ils héritèrent conjointement des fiefs de leur père.

1 Autographe aux Arch. de l'Hotel-Dieu. Signé Sr G. de l'Assomption, Prieure ind. On voit que la dame de Mesnu avait une dévotion particulière à sainte Marie-Madeleine. Des peintures de S. Madeleine conservées à l'Hôtel-Dieu, on ne sait laquelle est due au pinceau de la religieuse artiste. Un portrait ancien d'une jeune religieuse, d'un autre ordre que celui des Augustines, pourrait bien être, à ce qu'on pense, celui de la fille de Rogère Lepage.

2 Acte de foi et hommage de Marie-Anne Peuvret, en 1725. vol II. p. 439 — Rapport de M. Brymner. 1884, p. 8.

3 Ces dates sont empruntées à Tanguay, I. 480. — Marie-Anne mentionnée ibid, n'apparaît pas au vol. VI p. 338. Ce n'est cependant pas un mythe, comme le démontre l'acte de foi et hommage de 1725 et les deux actes authentiques de 1754 et 1757, cites plus lus. On voit dans la belle Hist. de la Seign. de- Lauzon. l. [53, 13 1. qu'Alexandre, fils de Jean-Baptiste du Mesnu, ne laissa pas de postérité. Comme on voit c'est plutôt son fils Alexandre-Joseph.

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