‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 253 sur 295 · CHAPITRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTIÈME

1741, à une assemblée de même genre où Pon voit toujours intervenir des officiers de milice. Jean I^anglois dit Traversy remplit alors cette charge. Lapigeonnière <était probablement mort à cette date.

Il n'est peut-être pas sans intérêt de remarquer qu'il y avait sur la terre de Boisverdun une redoute environnée de murs. (l)

André Renault, époux de Madeleine Marauît, veuve de Nicolas Pinel, avait sur la concession qu'il occupait depuis 1653 ou 1654, trois têtes de bétail et vingtcinq arpents en culture. Il n'avait pas d'enfant. Son beau-frère (2) Isaac Pinel restait avec lui. Renault mourut avant 1679 puisque, comme a dit, (3) le seigneur vendit sa terre à Jacques Larchevêque dit Lapromenade.

Mathieu D amours, sieur de Chaufïours, bourgeois de Québec, membre du Conseil souverain, avait la terre voisine, ancienne concession de Pierre Gallet, dont on a étudié ailleurs les vicissitudes diverses. Mathieu Damours n'est mentionné par aucun des recensements parmi les habitants de Sainte-Foy et semble n'y avoir jamais résidé. Ses descendants, les Damours de L,ouvière, par contre, y restèrent longtemps.

PiERRE Martin était sur l'ancienne terre de Jacques Archambault qui avait passé d'abord aux mains de Gilles d'Anjou, puis de Thomas Marchand, de Mathurin

1 II en est question dans un acte d'Audouart, du 29 oct. 1660, par lequel Chs Gautier donne à ferme, pour trois ans, à Jean Durand dit Lafortune " sa terre sise au Cap-Rouge consistant en terres labourables " et com plantées de haut bois, aussy la pesche en face de la dite 1 ' terre comme aussi la redoubte qui est emmeurée sur un petit islet " au dit bailleur appartenant,"

2 Le recensement dit leur frère .

3 Suprà, p. 318, 319.

Giraud, de Philippe Mathou (r) et enfin de Pierre Martin. Ce dernier n'avait que vingt-quatre ans et avait pour épouse Jacobine, ou Jacqueline Lafleur. Plusieurs de leurs enfants furent baptisés à Sillery. Pierre Martin avait en 1667 douze arpents de cultures. Il était originaire du diocèse de Poitiers et mourut à Québec en

Pierre Pinel, fils de Nicolas, âgé de vingt-neuf ans, époux de Charlotte Fougerat, avait deux arpents de terre de front, un provenant de la terre de Jacques Archambault et l'autre de la concession de son père. (2) Il avait douze arpents en valeur. Bien que non mentionné dans le recensement de 1681, il mourut à Sainte- Foy en 1707, à l'âge de soixante quinze ans.

Jean Durand dit Lafortune, époux de Catherine AnnenontaT huronne, avait en 1668, comme son voisin, Pierre Pinely deux arpents de terre de front sur douze et demi de profondeur, qu'il avait acquis, le quinze mars 1662, de Madeleine Marault, veuve de Nicolas Pinel et femme d'André Renault. (3) Le seize août 1665, il céda cette terre à Jean Pinsart.U) La vente fut sans doute résiliée, puisque, le onze janvier 1671, Durand vendit à Jean Marin, la même terre, sise entre celles d'Etienne Dumetz et de Pierre Pinel. Dans ces deux derniers actes, on lui donne trois arpents de front, mais elle n'en avait que deux, d'après l'aveu et dénombrement de 1668 et le contrat de vente de Madeleine Marault à Jean Durand, dont les données sont plus sûres.

1 Voir Audouart, 24 août, T662, 2 juillet, 1663, 15 juillet. 1663,

2 Voir suprà, p. 319. Audouart, 15 mars, 1662.

3 Supra, p. 319. Audouart, date citée.

4 Duquet, date citée.

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