CHAPITRE TRENTIÈME
Lafortune se fit accorder, le douze juillet 1671. une concession de trois arpents de front sur trente de profondeur, dans la seigneurie de Maure, sur les bords de la rivière du Cap-Rouge. (*) Il demeurait alors, d'après l'acte «de Rageot, encore à Gaudarville. Une autre terre qu'il avait dans cette dernière seigneurie, entre la rivière du Cap-Rouge et le fief de Maure, fut vendue par lui à Jean Labbé, le douze janvier 1670. (2)
Il était originaire de Deuil, évêché de Xaintes. Le dernier des enfants de Jean Durand baptisé à Sillery fut Louis, le quatorze novembre 1670. Lui-même mourut l'année suivante,
Etienne Dumetz, qui n'est mentionné que par le recensement de 1666, et encore, parmi les habitants de la côte Saint-Ignace, était, comme on a vu, (3) établi près de la rivière du Cap -Rouge, dont il n'était séparé que par une pièce de terre assez étroite réservée au seigneur. Il se fit donner, le premier février 1671, par le sieur de Maure, une autre concession de quatre arpents et quatre perches de front près de la rivière, sur l'autre rive.
Bien qu'Etienne Dumetz ait longtemps conservé sa
1 Joignant d'un côté Jean Morin, à l'ouest, et de l'autre côté, le sieur du Mesnu, dont elle était séparée par la rivière. Rageot date citée. Cette terre était au second rang, joignant au sud la terre qu'Etienne Dumetz avait sur le bord du fleuve, à lui concédée par le sieur Juchereau de Maure, le 1er fév. 1671 .
2 Rageot, date citée. Jean Morin avait aussi une terre à cet endroit. Il la vendit le 21 septembre 1670, à Mathurin Grégoire, " fermier d'Etienne Dumetz, demeurant à la rivière du Cap-Rouge." Le 24 nov. J . -B . Peuvret, seigneur, exigea que cette terre fît retour à la seigneurie. Elle est aujourd'hui comprise dans le domaine de Gaudarville. Rageot, date citée.
3 Suprà, p, 307, 308—320, note 4.
4j6 PREMIÈRE PARTIE, 1541-1670
terre de Sainte-Foy, (0 on perd sa trace de bonne heure et l'on ne sait où ni quand il mourut.
" Derrière les susdites terre, dit l'aveu et dénombrement de 1668, est un autre rang de nouveaux habitants, sçavoir : "
Michel- Bisson, époux de Susanne D'elicerace, était fils de Florent Buisson de Saint-Cosme, en son vivant habitant de la côte Saint-Geneviève. Sa mère Jeanne Yvon,. devenue veuve, s'était remariée, le cinq mai 1658, à Jean Nouel, de la côte Saint-François-Xavier. (2) Michel Bisson obtint une concession de quatre arpents sur trente, au bout des terres de Marin Pin, en partie, et d'Etienne Le Tellier. Il devint plus tard contre-maître de la ferme de Pile-Jésus. Michel Buisson, curé de Sainte-Foy en 171 1 était son fils.
JacçhjEvS HaberT, son voisin en allant vers l'ouest, n'avait que deux arpents sur trente, au nord d'Etienne Le Tellier, en partie, et de René Mezeré. Il vendit, le cinq juillet 1671, à Claude Petit, cette terre qui s'étendait de la route Saint-Michel à celle de Champigny. ($) Nos archives n'ont conservé de lui aucun souvenir. Il épousa, le dix-neuf avril 1668, Françoise Chevalier et on ne lui connaît pas de postérité.
Jean Bouchard qui avait une concession de même étendue que Jacques Habert, au bout de la terre de Mezeré, ne nous est pas autrement connu. Serait-ce un fils de Claude Bouchard naguère habitant de Sainte-Foy ?
1 Supra, note 4, p. 320, 321.
2 Audouart, date citée.
Rageât, date citée. On y donne pour voisins, d'un coté Ger- Vais Buisson et de l'autre Jean Brassart. Dans l'aveu et dénombreuuait de [668, il \ .1 Michel Bisson et Jean Bouchard,