‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 255 sur 295 · CHAPITRE TRENTIÈME, l66l-l · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTIÈME, l66l-l

Un Jean Bouchard était à Pile d'Orléans en 1680. Peut- •être faut-il lire Jean Brassait, comme dans Pacte de Ra- ;geot, du cinq juillet 167 1. (T) Une terre à cet endroit porte précisément, sur les cadastres de 1685 e^ ^e I7°9> le nom de Brassard. La conjecture a d'autant plus de vraisemblance que Jean Brassard était fils d'Antoine, qne nons avons vu en 1667 à la côte Saint-Ignace. Il n'aurait eu que dix-sept ans. Mais alors on était vite un homme.

Adrien Dei+EAU, mentionné par le recensement de 1666 comme habitant marié en France et résidant à la côte du Cap-Rouge, obtint aussi une concession de deux arpents de large sur trente de profondeur. Son nom disparait ensuite sans retour.

Mathurin Moreau, engagé chez Pierre Maufay en 1666 et qui avait en 1667 cinq bestiaux et dix arpents de terre en valeur, était voisin d'Adrien Deleau. Sa terre, au bout de celle de Mezeré, avait trois arpents de large sur trente de profondeur. Sa femme était Marie Girard. Son fils, Michel, marié d'abord à Madeleine Belleau, puis à Marie-Madeleine de la Rue, compte encore à Sainte-Foy des héritiers de son nom.

André Pinel, dont on ne sait rien, avait, à côté de Mathurin Moreau, deux arpents de front sur trente de profondeur, joignant au sud les terres de Mezeré et celles que le seigneur s'était réservées au bout de la concession de François Boucher. La terre où était André Pinel en 1668 avait d'abord été concédée, le sept mars 1666, à Jean-Baptiste Morin de Belleroche qui la céda, le quatorze novembre de la même année, à Léonard

1 Qu'on vient de citer. Vente de Jacques Habert à Claude Petit»

Fauché. (r) Celui-ci, alors domestique engagé d'Antoine Rouillarcl, dans la banlieue de Québec, la vendit à son tour, le trente mai 1667 (2) à André Peuplard.

Nous ne sommes pas en mesure de décider si André Pinel et André Peuplard n'étaient pas un seul et même personnage. L'abondance des surnoms à cette époque permet de le conjecturer. Si toutefois ce sont deux individus distincts, ils ont cela de commun, qu'ils n'ont ni l'un ni l'autre laissé de trace.

Simon Aluain, qui avait la concession voisine, d'une égale étendue, joignant aussi au sud les terres réservées par le seigneur et en partie celle de Charles Gautier, était originaire de Saint-Sauveur, évêché de Rouen. Il épousa en 1670 Jeanne, fille de Pierre Maufay, et un de ses enfants, Pierre, fut baptisé à Sillery en 1674. Cette famille transplantée à Lorette et à Saint- Augustin y a compté et y compte encore de nombreux rejetons.

Les trois frères Jacques, Henry et Jeax L'archevêque avaient ensuite chacun une concession de trente arpents de profondeur, sur deux de front pour les deux premiers, et trois pour le dernier. Jean Larchevêque était voisin d'un domaine de six arpents de largeur que le seigneur se réservait.

Les trois frères étaient fils de Claude Larchevêque, originaire du pays de Caux, et de Marie Simon, qui retourna en France après la mort de son mari, le vingtcinq janvier 1666. (3)

1 Duquel, dates citées.

2 Rageot, date citée. C'est bien la même terre entre Mithurin Moreau et Simon Allain,

3 Notes de M, Philéas Gagnon.

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