‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 257 sur 295 · CHAPITRE TRENTIÈME, l66l-l · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTIÈME, l66l-l

sé par-devant Etienne Duquet, le vingt-sept juillet 16781 nous apprend que le seigneur y fit construire un moulin à scie et emprunta à cette fin treize cents livres à Nicolas Dupont, sieur de Neuville, auquel il transportait en re tour une rente de soixante-cinq livres, que lui devait Gabriel Gosselin, habitant de l'île St-Laurent. (0

Il est probable que ce moulin, comme cela se voit partout dans nos campagnes, avait aussi des meules.

Ceux qui ont eu la patience de nous suivre, dans cette étude un peu aride, peuvent maintenant se faire une idée de ce qu'était en 1668 la paroisse de Sainte-Foy. (2) S'ils ont cru, comme nous au commencement, que le P. Chaumonot, en venant y établir une bourgade pour les Hurons, les conduisait en pleine forêt, ils sont détrompés. Oh ! sans doute, les défrichements n'étaient pas aussi étendus que de nos jours, mais des chemins étaient ouverts jusqu'à la ville, bordés d'habitations presque aussi nom-

1 Ile d'Orléans, devenue le comté de Saint-Laurent. — Cet acte intéressant est encore aux archives de l'Hôtel-Dieu. Copie paraphée par Rageot le 10 oct. 1696.

2 Nous aurions pu donner, pour la seigneurie de Maure, les titres des piemières concessions que nous avons retrouvés dans le greffe de Rageot, de 1668 à 1672. Mais ceci n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage. Qu'il suffise de nommer les principaux habitants. Au bord du fleuve : Etienne Dumetz, Jean Maheu, Jean Jouyneau, Jean Yvon, Mathieu Amyot dit Villeneuve, Aubin Mondoux, Jean Morin, Frs Boisseau, Cybard Couraux, Jean Rodrigue, Chs Blanvert, Frs Sauger, Jacques Fournier, Emard Thinon, Chs Gingras, Robert Bonet, Isaac Pinel, Antoine Augeron, Pierre !de la Voye, Frs Boisseau, etc. Sur un second rang on ne trouvait que Jean Durand, dit Lafortune et Jean Morin (bis). Le lecteur trouvera peut-être que cela suffit !

Dans les actes d'où ces renseignements sont tirés, on voit que plusieurs de ces concessionnaires étaient des habitants de Sillery, de Saint-François-Xavier et de Gaudarville où, du reste, nous les avons vus.

breuscs qu'aujourd'hui ; de ces petites maisons basses, au

toit à pic et sans auvent, aux fenêtres étroites, aux poutres énormes, sous lesquelles on a peine à passer sans courber le front, telles qu'il s'en conserve heureusement encore quelques spécimens. Comme dans les parois nouvelles, les champs devaient bien être, au lieu de fleurs, émaillés de souches à demi calcinées par le feu des abattis, mais ces traces de la lutte contre la nature sauvage allaient bientôt disparaître. L'élan donné ne devait pas se ralentir.

^^^4?-^^^^^^^^^^^^^^^ll

Mmâ

Page 1