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CHAPITRE CINQUIÈME

Noël Brûlait de Sillery: — sa naissance-; devient chevalier de Malte «et titulaire de la commanderie de Troyes; — vient à la cour de Henri IV en 1607.' — Son immense fortune, son train de prince.— Après la mort du roi (1610), devient premier écuyer et chevalier d'honneur dé !Marie de Médicis. — Ambassadeur en Espagne (16 14);— en Italie (1621-1624); — obtient le chapeau de cardinal pour Richelieu;— lettres •de remerciement de ce dernier.— -Rappel ne l'ambassadeur en 1624.— Appels de la grâce. — Ses relations avec le P. de Coudreau, saint Vincent de Paul, sainte. Jeanne de Chantai.— Il se fait prêtte, 1532- 1634. — Bâtit l'église des Visitatines, répand des aumônes à profusion. Sa mort, 1640,

Né dans la nuit de Noël 1577, d'où son prénom, Noël Brnlart (0 était le troisième fils de Pierre Brulard, conseiller au parlement de Paris, et de Marie Cauchon, dame de Puisieux et de Sillery.

A dix-huit ans, le jeune homme, doué des plus heureuses qualités, bouil-

1 On n'offre ici rien d'inédit. Ce sera cependant peut-être du nouveau pour quelques lecteurs. Une petite notice sur M„ de Sillery, publiée en 1855 par le Journal de Québec, et reproduite dans une plaquette, avec uu appendice dû à la plume de Mk Ferland, est peu connue et difficile à trouver. Catte notice faite, dit-on, par M» Bois> s'inspirait de V Histoire de Villushe serviteur de Dieu Noël Brulart de Sillery, éditée en 1843 à Paris, chez les Visitandines, d'après un manuscrit du XVIIème siècle, et enrichie de notes tirées des archives du premier monastère de la Visitation à Paris. C'est à cette source, offrant toutes les garanties désirables d'information exacte,

lant et chcvalcTesqne, entra dans l'ordre de MalteT et le Grand-Maître, charmé de ses belles manières et de sa modestie, se l'attacha en qualité de page. Après un séjour de douze ans à Malte, en récompense de la bravoure quTil avait montrée en plusieurs circonstances, et aussi grâce à la faveur du Grand- Maître, le jeune chevalier obtint la commanderie de Troyes, valant quarante mille livres de rentes. (0

Venu à la cour en 1007, il plut beaucoup à Henri IV par sa libéralité et sa distinction parfaite. Après la mort tragique du roi (16 10), la reine Marie de Médicis, qui avait le commandeur en haute estime, en fit son premier écuyer. (2) puis son chevalier d'honneur et ne

que nous puisons nous-même, en la complétant de ce que nous avons pu trouver ailleurs. Ce petit volume fort édifiant est encore plus rare — ici du moins — que la brocure de M. Bois. In exemplaire nous a été gracieusement offert par les RR. Dames delà Visitation de Paris.

t Note I, à la fin de la biographie citée, p. 215. Cette note, comme toutes les autres du même ouvrage, est tirée des archives du premier monastère de la Visitation à Paris.

Une courte étude sur " NOEI, Brui,\RT,,t etc., extraite du tome CXI, des Travaux de V Académie de Reims (à Reims, Impr. de l'Acad., 1902), et que nous devons à la bienveillance de l'auteur, M. Roger Grafrin, nous permet de corriger ce que nous avons dil de la famille de M. de Sillery, dans La Nouvelle-France , No d'avril, 1902.

Le commandeur avait cinq frères et quatre soeurs. Nicolas Brûlait, le chancelier de France, mort en 1624, était son aîné et le père de Pierre, marquis de Sillery et de Puisieux né en 1583. Un autre, François, fut abbé de Valrov (la Voie-le-Roi, WcjÇT., de 1S43). De ses sœurs, une, Catherine fut abbesse de Longchamps et renommée pour sa vertu, une autre fonda les religieuses de la Place Royale à Paris. Anne épousa Laurent Cauchon, seigneur de Trelon qui devint conseiller d'Etat. I.e P. Anselme — Hist., généal. etckronol. à familles de France, VI, 526— Bibl., de PUuniv, Laval.

? Amelot de la Eloussaye. Mémoires hist.. p, 540, cités par le

1' Anselme, lue. cit.

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