NOTRE-YAME DES VICTOIRES
les plus empressés et les plus assidus à y venir pour lui rendre vos devoirs et implorer son secours. À vous enfin, de vous faire une sainte habitude de ne jamais passer à sa porte, sans entrer pour lui rendre visite.”
Cette invitation n’a rien perdu de son opportunité, et il est bon de consigner aussi ici les deux premiers articles du dispositif de cette belle lettre pastorale ; les voici :
“Au nom de la ville et du diocèse de Québec, dont nous représentons en ce moment le vénérable Pasteur, nous dédions et consacrons de nouveau cette église à la très sainte Vierge, comme un monument éternel tout à la fois de notre reconnaissance pour sa protection et ses bienfaits, de notre joie et de nos espérances, à l’occasion de la publication, en cette province, de la définition solennelle desa Conception Immaculée.
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“Nous désirons que ce sanctuaire vénéré soit désormais un lieu de pèlerinage pour tous les fidèles qui auront à cœur d’obtenir quelque grâce particulière par l’intercession de Marie : et nous la supplions, comme Pasteur des âmes, de daigner y agréer leurs hommages, leurs vœux et leurs prières.”
Cette lettre pastorale rétablissait la célébration de la fête de Notre-Dame des Victoires, qui était peut-être tombée un peu en désuétude, et en annonçant cette célébration, au mois d’octobre suivant, le 14, le curé de Québec indiquait à la piété des fidèles un objectif, qui reste bien d'actualité : “ Nous prierons la très sainte Vierge de nous rendre victorieux des ennemis de notre salut, et : d’être surtout la protectrice de la foi catholique en ce pays. ”
C’est à la suite de cette lettre pastorale, si pieuse, qui avait ranimé la dévotion des fidè-
les, envers la Sainte Mère de Dieu, que l’on fait, depuis le 8 juin de l’année 1855, tous les jeudis soirs, le pieux exercice public du Chemin de la Croix.
Cinq ans plus tard, le 27 mai 1860, eut lieu l'inauguration de l'orgue que l’on a remplacé cette année. Cet orgue avait été donné par
des citoyens de Québec, principalement de la basse- ville.