V. à X.-D. des Victoires
W$ hmnm raori^ns, ît^fitbnte manu.
Qu'en mourant , je vous tienne
dans ma main défaillante !
' La vue de cette croix justifie pleinement ce que le très pieux et très vénérable M. Icard, successeur de IVL Caval,* écrivit à M. Laurent Amodru, après la mort de son frère : « Cette mort, mon cher ami, n'est pas seulement une perte pour vous, c'est aussi une perte pour l'Eglise que la mort d'un tel prêtre ! »
En 1882, pendant mes vacances, je faisais, avec ce cher et regretté ami, le .pèlerinage de la Sainte-Baume (m). Après sa messe, dite dans l'église de Sainte Marie-Madeleine, il voulut faire le chemin de la croix pour tous ses pénitents. Je fus profondément touché de cette pieuse pensée. . Pendant qu'il parcourait les stations avec une touchante piété, mes regards se portaient instinctivement vers N.-D. des Victoires, et je me disais : « Si ces âmes savaient combien il les aime et comme il donnerait volontiers sa vie pour les sauver ! »
Il l'a donnée, en effet, comme on l'a fort bien dit dans son oraison funèbre {nj : « Le confessionnal était son champ « d'honneur, et c'est là qu'il a trouvé la mort à force de « dévouement et d'abnégation. »
(m) Voir Pèlerinage de Louis XIII à la Ste-Baume, en i 6P5 . Paris 1884, chez Leroux, libraire, 28, me Bonaparte. in) M. l'abbé Fayolle, missionnairf apostolique.
Notre cher et à jamais regretté ami avait la mémoire du cœur.
Dans son Bréviaire il conservait religieusement les noms des séminaristes qui furent ordonnés prêtres avec lui, et il priait pour eux fréquemment.
Voici la reproduction de ce pieux souvenir :
In monumentum habebunt
diem XV'»'" mensis Junii anni MDCCCLXVH,
gità, Parisiis in Ecclesià Sancti Sulpitii.
sacrum PRESBYTERATUM ordinem
Unanimes Sancti-Sulpitii alumni susceperunt :
AMODRU Francisciis (Valenlinensis).
BABONNEAU Honricns (Nanneteri.sis).
BERNARD Ferdiuauclus (Forojuliensis).
BOURGE Au^'ustus (Parisinus).
CALFINI Antonius . (Sediinensis).
CHEROiN Georgius (Parisiensis).
CLEiMENT Carolus . . . ■ (Parisiensis).
CORCORAN Gulielmus (Bostoniensis).
DAIX Léo (Parisinus).
DEBAYE Ludovicas (Parisiensis).
DESPLATS .Emiliiis (Albiensis).
DUMOULIN Ludovicns (.^duensis).
ESNAULT DE LA PELLETERIE Paulus . (Versaliensis).
GAUTHIER Theodorus (Bajocensis).
HUVELIN llenricus (Parisiensis).
LACROIX Eugenius (Parisinus).
LEDOUX Josephus (Bituriçensis).
MALGAT Claudius (Glaromontensis).
MONIER Fredericus (Aveniouensis).
MOREAU Georgius (Parisiensis).
RIOBE Leu (Andegavensis).
SEMERAIRE Hippolytus (Parisinus).
TOUNISSOUX Augustus (Pai-isiensis).
VIGOUREL Adrianus (Monspeliensis;.
lu suis diocwsibus a propriis episcopis alii alio
BOURGES Elias (Alijiensis).
BOYER Gabriel (Ruthenensis).
GILLIS Duncanus (Glasœwiensis).
DALET Saivins (Albiensis).
DE PANTIIOU Atigustns (Bajocensis).
JOLLY Aiuedd'us (Bizuntinns).
MONNIOT Georgius (Devionensis).
NIQUET Albertus (Bajocensis).
STAMPIILI Josepli Aloysius (Baîensis).
WILLOX Artbur (Atrebatensis). .
Juxia ritum armeuum à suo palriarcha
KARAYAN Léo (Gonstantinopolitauus).
KIRMiSlAN Joseph Vincentius (Ancyrauus).
Ad perpetuum in Christo vinculum, fratres statuerunt : lo Ut quotanuis, in din sacerdotalis ordinalionis anniversarià, unusquisque pro se siiisque fratribus diviiuiiii ofVi'i-at sacriliciu m ; "io Ut siiiguli, audità morte tratris, prn en misRani célèbrent. A. M. D. G.
Après la mort de l'abbé François, des lettres de condoléance arrivèrent de toutes parts à ses frères.
L'une de ces lettres, écrite par un liommc éminent de Paris, disait: « La mort de votre frère est un deuil public. »
Ce sentiment subsiste encore. On en jugera par la lettre suivante dont nous avons reçu communication :
ARCHEVECHE Paris, te 28 mai 1888.