CINQUIÈME PARTIE
Maud sanglotait :
— Mais je t'aime, moi, je t'aime, je n'aime que toi. Je t'expliqueiai, riloii Inari n'est pas là, nous nous aimerons, nous partirons bien loin, je suis à toi, uniquement, garde-moi... Je t'en p^ie... garde -ilioi...
Elle suppliait à genoux, se traînait à ses pieds.
Lui n'écoutait pas.
— Finies les paisibles amours.
La femme n'a pas su rester l'amante, sois l'épouse, Va-t'en.
Ah! folles que voils êtes, vous êtes mortes de votre volupté.
L'amour est mort, et c'est vous qui l'avez tué.
Vos caresses éqilivoftues fee dressent triompliatrices sur la ruine de vos désolations.
Il continuait, halluciné :
— Mais que faites-vous là? Partez.
Maud ne bougeait pas, stuplde.
— Allons, relève-toi, dit-il, tu as voulu de la joie, je t'en ai donné, tu l'as reçUe. Tes flancs garderont les seineUdes infécondes. Tu as ét)uisé ton désit impudique.
2()2 XOTRE-DAME-DES-VOLUPTOS-SANS-NOMnRK
Affole, il chantait :
V'ià \c plaisir, mesdames, Voilà le i)laisir !
Puis :
— Oui, le plaisir, le voilà qui passe, prenezle, ça fait jouir, mais prenez garde, ça fait aussi
mourir. .
V'ià le plaisir, mesdames.
Voilà le plaisir...
Ta chair a eu les sensations qu'elle voulait. Tu as été heureuse, tu as été infâme, va, cours vers une hydrothérapie rapide et criminelle, que rien ne reste de la joie.
Donne à ta chair des ablutions secrètes et pars.
Maud était toujours au milieu de la chambre, pleureuse et accroupie.
Il la releva :
— Va-t'en, te dis-je, lil-il plus fort.
Il la poussait maintenant vers la porte, mivétue, les jupes traînantes, les seins dehors, les cheveux dénoués.
La malheureuse chancelait.
Ses lèvres frissonnantes avaient un tremble-