CHAPITRÉ V
Pèlerinage d'amour.
Alors Gabriel partit.
Il avait quitté Paris en fête, il était parti il ne savait pas oîi.
Au hasard un train l'avait eitimené quelque part, oïl il y avait de la solittide et de la mer.
Mais la mer et la solitude, lorsque le cœur est atteint, ne sont point bonnes conseillères.
Du reste les vetits du large appointaient des tristesses et des effluves ^^lacés.
Il sentit toute la détresse des pays du Nord l'envahir de leiir càtlfehemar de légende.
Et de voir ce ciel trop couleur de son âme, il eut envié d'Un beUll ciel du ]\tidi dît toulènt des soleils d'enthousiasme.
Il était d'ailleurs, comme un petit garçon qui
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se serait égaré, il avait une grosse envie de pleurer afin d'être consolé par quelqu'un qui passerait, n'importe qui, pourvu qu'on ait des mots touchants pour sa misère puérile.
Mais avant de revenir « au pays », une vieille idée d'amant le saisit. Il voulut reparcourir les étapes de ses anciennes tendresses.
Il fut, tout d'abord, pèlerin d'amour, vers le grand parc fleuri qui, non loin de Paris, leur avait donné les illusions d'un paradis; tout était à sa place, comme s'il l'eût quitté de la veille.
Les buis, classiquement taillés, bordaient toujours les gazons tondus.
Çà et là surgissaient encore, en corbeilles, les massifs de roses.
Sur leur stèle lleurie, au milieu des pelouses, les nymphes étaient pareilles, ainsi que les amours de marbre.
La Viosne coulait très douce, entre ses rives coquettes, sous les passerelles et les petits ponts.
Et là-bas, au fond, parmi les bouleaux et les hêtres, le vieux pont de Venise s'y mirait, en croissant de lune.