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CINQUIÈME PARTIE

Les yeux des femmes mentent, les lèyres des femmes menteiit aussi. C'est fou d'aimer, c'est fou!...

Il courait comme un égaré, dans le parc, qui s'enveloppait de brumes.

Dans sa course, sans pren4re garde, il accrocha des rosiers et la Viosne, doucen^ent, emporta des pétales de roses...

Il ne voulut pas revoir la petite maison, toute blanche briquetée de rose qui, sur le flanc du mont Boron, ^ccfppjiée conume une chèvre, regardait là-bas, très loin la baie des Anges et cette côte d'ampur qui évoquait d'inépuisables voluptés.

Du reste, il le revoyait son nid douillet, con^fïie .un joujou tout neuf, il étiiicelait de soleil et d'azur, coquet, propret, charmant.

Et cei^x qui passaient disaient :

— Covfime on doit être heurpux là.

Et les palmiers agitaiefit leur panache de palmes comme pour répéter •

— Oui, oui, ici on es|: heureux!

Afais maintenwt Jes palmiers étaient jaunis et roussis de soleil, les palmes retombaient

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tristement, les caryota déroulaient leurs spirales, les stélitza avaient perdu leurs larges feuilles comme les autres leurs grandes plumes.

Les petits volets gris bleu étaient clos.

Seul, à l'entrée, accroché au portail de fer, un écriteau qui portait en lettres noires, poussiéreuses : tt Villa il vendre » , grinçait sous la poussée du vent qui soufflait en rafale.

Non, il ne voulait pas la revoir, il ne la reverrait jamais plus. Il n'y reviendrait pas.

Les hiboux pourraient bien nicher dans les chambres, leurs hululements ne reifrayeraient pas, c'était la maison des tristesses, la maison des trahisons et des désastres.

C'était la maison de la mort.

Alors, sans prévenir, il arriva à Montpellier.

Un peu liors la ville, presque à la campagne, (Mitouré de couvents et de prêtres, Perdigal habitait une villa semblable à ces bergeries enfantines où les moutons sont de bouts de bois et les arbres de copeaux tressés.

C'était là que Perdigal bourgeois s'était retiré du monde tumultueux, pour vivre, pai-

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