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CINQUIÈME PARTIE

sible, toute la monotonie el toute la joie de la vie de province.

Lorsque Gabriel arriva, il s'arrêta, sur le seuil, interdit, étonné, par cette idylle familière qu'il voyait pour la première fois.

D'im sourire attristé, il eut la sensation rapide et très nette que c'était là le vrai bonheur.

Ah! c'était bien le retour au pays qu'aucun n'aurait jamais dii quitter.

Sainte Famille des amours sages !

Dans un coin, à l'angle du jardin, sur un banc rustique peint en vert, une vieille dame à lunettes lisait ; près d'elle une jeune personne paraissait occupée à des travaux d'aiguille ou à des broderies.

Quelque chose de gros, de rond, de sale, remuait à ses pieds.

De l'autre côté du jardin il y avait, en bras de chemise, la pipe au bec, un petit homme tenant un arrosoir dont il ajustait la pomme.

C'étaient Perdigal et sa famille.

Perdigal, toujours le même, pas changé du tout, seul le feutre était absent, remplacé paj' un yoko de soleil, gigaatesques.

Gabriel, tout ému, agila la porte grjjl^e qui eut un bruit de vieilles ferrailles et des clochettes criardes tintèrent.

Toi^s levèrent les yeux ou se retournèrent.

— Mais... mais... sacré nom de Dieu!... n^iais c'est Gabriel, nom (le Dion !.. maman, ^lourrptte, c'est Gabriel !

Et Perdigal se haussa jusqu'aux jpues de son cousin, sur lesquelles il mit deux baisers de son cru.

— Ce sacré nom de Dieu de Gilbriel ! répéiaiL-il.

Il était heureux, Perdiiçal !

La bonne vieille maman rajus|:a ses iujielles et se leva. Déjà Mourrette, plus rjqipide, ïGfifdt îi(rec|:ueusement les mains de Lauriol.

— Embrassez-vous, que diable ! lit Perdigal, <rancienncs connaissances, c'est bien pen^iis, <lçs amis comme ea!

Il eût presque dit : d'anciens amants conmie

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