DEUXIÈME PARTIE
frôlement d'un Nocturne de Chopin, et, dans l'au-delà du rêve, ses doigts couraient après d'insaisissables harmonies. Et les notes valsaient devant ses yeux préoccupés à dresser de vagues chimères à corps de femme, qui s'évanouissaient et renaissaient incessamment.
Alors, d'un geste brutal, il lança au milieu de la chambre ses morceaux d'études, qui s'effeuillèrent, et, brusque, il referma, le piano qui poussa un long gémissement de bête blessée.
Les grandes saintes et les doux Jésus, peu accoutumés, semblèrent avoir eux-mêmes des tristesses dans leurs dévotions interrompues.
Il parcourait sa chambre, très vite, avec de nouvelles interrogations et de nouveaux pourquoi.
— Pourquoi ces roses, si ce n'était ime preuve d'amour?
— Pourquoi cette femme — il était sûr que c'était une femme — restait-elle inconnue ? Etaitce plaisanterie ou galanterie?
Il calculait les probabilités et les chances.
— Elles n'étaient point tombées du ciel, ces roses? Gomment s'étaient-elles trouvées là!
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('-<• iTélait pas la vieille guenon d'en l'ace. Alors ({ui ? Avec la logique de Don César de lîazan, il pensa qu'une vieille en annonce une jeune, mais, tonnerre, alors pourquoi se cachailelle?
Il se surprit à jurer, à voix haute; tout à coup il s'arrêta: à la croisée voisine il aperçut, le brise-bise écarté, sous le rayonnement en halo d'une lampe, une tète de jeune fenuTio, qin paraissait écouler.
Le lendemain il y avait des roses aux persicnnes et Perdigal partait, seul, pour Montpellier.