CHAPITRE H
Perdigal et C\
Gabriel Lauriol, dont Perdigal avait résolu de fêter la venue, était un tout jeune homme de 22 ans, aux gestes doux de petite fille.
Des manières d'instinctive aristocratie le rendaient élégant, recherché, et sa chevelure blonde le faisait ressembler aux chérubins de Botticelli.
Il avait poussé, arbuste sauvage, dans une innocence solitaire, et le mysticisme des premières années de sa jeunesse l'avait suivi dans son adolescence qui gardait les croyances immaculées d'une piété religieusement filiale.
Son âme s'était éveillée doucement, sous les
tendresses maternelles dune lemme qn'il avait toujours vue belle, même au jour, douloureusement triste, où l'éelat terni de ses paupières brunes ne souriait plus sous un voile invisible de mort.
Dans sa frêle compréhension d'enfant eraintif, il s'était, davantage, retiré en lui-même, afin de mieux conserver l'imagée du souvenir.
Plus tard il voulut des caresses pareilles et, ne les trouvant pas, il les avait recherchées sous la forme irréelle des rythmes et des harmonies.
Il se croyait sans passion et il avait mis luule sa volupté dans son art, sans se préoccuper autrement de la lente mais irrésistible poussée de sa jeunesse méconnue.
Capitaine d'infanterie, son père venait de mourir, des suites d'une malheureuse chute de cheval, le laissant inexpérimenté r\ libre dans la vie (ju'il ne connaissait pas.
C/est ainsi, TAme fraîchement endeuillée, qu'à la léte d'une fortune assez considérable, il avait résolu de conquérir Paris.
Ayant reçu les bénédictions de son oncle