TROISIÈME PARTIE
Perdigal suspendit ses reproches..., il renifla puissamment, à la manière des phoques :
— Nom de Dieu, ça sent la femme, chez toi, fit-il d'une voix d'ogre qui découvre de la chair fraîche.
Il s'avançait vers le lit clos, Gabriel l'arrêta.
— Ah! excusez, mon Prince, je vous dérange, bien le pardon.
Et le damné méridional esquissait de grands gestes de civilités et de respects.
Il fit alors des découvertes.
— Et des « dussèclies » encore ! mazette !
— Voyons, tais-toi, supplia Gabriel, navré. Incorrigible, il continuait :
— Matin, des liquettes de batiste avec des entre-deux de dentelle, et des rubans, et des broderies, ma chère.
Respectueusement il désignait la chemise de ]Maud, sur un fauteuil, neigeuse comme une mousse.
— Tu ne te mouches pas avec des briques, rcprit-il, tenant un mouchoir aux broderies Richelieu, délicatement, entre le pouce et l'index.
— Maudit bavard I
1 0 ! \ () r !i I ; I » V M I ;- 1 > !;> \ ( )i.L i'i ii.i>-&AiNî>-.N* » >i iiu i,
— C'est bon, c'est boni On llanciie ! Sacré moutard, tout de même, ce n'est pas chic de lâcher les copains, et, malgré les cachotteries amom^euscs, tu n'es point excusé, je te tiens, et ce soir tu es des nôtres...
— Mais... essaya Gabriel.
— Il n'y a pas de « mais », Ouslalet tient essentiellement à l'avoir.
Et, avec componction, il ajouta :
— On inaugure !
— Quoi donc?
Ensuite, faisant un salut régence devant les
rideaux toujours fermés, son large feutre balayant le tapis, il dit :
— Noble Dame est priée d y venir.
— Nous viendrons, monsirni' IN^rdigal. lit Maud, rieuse.
Pertligal fut stiipéfail.
— Par exemple, les princesses savent mon nom !
Et se lournant vers son cousiu, il ajouta, avec une pirouclle : ('e (pie vv^\ <|no la popularité, tout de même!