TROISIÈME PARTIE * 1 l-J
causes, la peinture les^ donne ; pourquoi pas la sculpture qui a plus de moyens ?
— La musique les donne aussi, interrompit Gabriel, et bien plus, par ses ënervements, ces voluptés intenses que vous recherchcÈ:.
Elle s'adresse à votre susceptibilité nerveuse et exerce sur vous une influence toute particulière : tcuez, j'ai connu une jeune fdle qui avait des crises d'hystérie en écoutant Wej'ther et Thaïs.
— La femme est du reste plus portée ii ces accidents, ajouta Du Gau de la Salle, par sa nature elle cède à la moindre impression atec une rapidité très grande. Il est vrai qu'elle y est poussée par les désordres nibraux qui sont les conséquences des variations subies par son organisme : la première éruption, les retours périodiques, la grossesse, raccouchement, sont autant de causes qui exaltent sa sensibilité et sou inlagination d'une façon spéciale et prodigieuse.
Et vous avez raison, Gabriel, l'étude prématurée et excessive d'une musique mélodieuse,
attendrissante, voluptueuse, les énerve par de trop fortes émotions.
— Tu dissertes comme feu Hippocrate, fît Kahut.
— Savantasse, va, paracheva Perdigal.
Ils parlaient tous à la fois, debout autour de la « Notre-Dame ».
Ils découvrirent des morceaux d'une exécution merveilleuse. La tête surtout était magistralement traitée, mais à côté de la fougue inspiratrice il y avait des défaillances, des fautes très grandes, des imperfections qu'ils ne voyaient pas, admiratifs.
Pierre écoutait, absorbé dans sa pensée. Il regardait seulement Maud, par échappées déjà il trouvait sa divinité défectueuse et réfléchissait qu'avec un tel modèle il eût produit œuvre meilleure.
Jeune-Plèbe, lui, était hypnotisé en quelque sorte par ce sexe démesuré. Il aurait voulu toucher, mais il n'osait pas, et des luxures montaient en lui, envahissantes.
Louchon trouvait que c'était bien vilain « cette an*aire-là », mais Kahut déclarant que